Publié le 1 Oct 2013 - 22:15
PHOTOGRAPHIE – EXPOSITION

 ''NaturL'', le non au diktat du cheveu noir

 

 

Le cheveu naturel était à l'honneur des photos d’Élise Fitte-Duval clôturée jeudi soir après deux mois d'exposition à l’institut culturel français de Dakar. Intitulé ''NaturL'', l'expo se déclinait en une vingtaine de portraits illustrant des Dakarois atypiques, ayant chacun un rapport particulier au follicule en question. ''Je m’interroge sur notre rapport au corps. Le cheveu crépu, avec toute la variation que cette catégorisation comporte, se modifie afin de porter le sens que nous voulons donner à notre état d’être (…) Je cherche à décrypter les règles sociales qui s’y attachent car la mode peut être un instrument de normation plutôt que l’expression de notre seule fantaisie'', a expliqué, sur un flyer, l’auteur des quelques 17 portraits exposés.

Deux mois et quelques rendez-vous manqués (Elise Fitte Duval étant indisponible au lancement de l’exposition, de vernissage il n’y eut point), l’expérience peut être considérée comme réussie. Au fil des portraits, on découvre d’illustres inconnus aux non moins illustres points de vue sur le cheveu, toujours changeant bien que classé ''noir'' ou ''crépu''. Community manager, agents culturels, danseurs, sportifs… il y a du tout dans ces portraits d’une beauté simple mais flatteuse. En noir et blanc, ils sont conçus de manière à faire ressortir ce qu’il y a d'unique, de plus personnel en chaque modèle. Une intimité confortable qui devait initialement être balancée, entre œil et oreille, par une série d’interviews audio destinées à meubler l’espace sonore de l’exposition. Faute de moyens techniques, néanmoins, cela n’a pas pu se faire.

''NaturL est avant tout un portrait sociologique. En prenant ces portraits, j’ai collecté tous les présupposés et/ou les on-dit qui s’attachent au fait de porter ses cheveux au naturel. Je ne dirais pas +Nappy+, car cela aussi porte une connotation qui me dérange quelque part. Ce qui m’intéressait, donc, c’est l’histoire de ces gens-là qui choisissent quelque part, de se rebeller contre le diktat de l’apparence'', a fait la photographe.

Encore en chantier, ''NaturL'' devrait à terme compter une quarantaine de portraits. ''Monter une exposition n’est pas une sinécure, le plus difficile, je crois, c’est de convaincre les gens de poser'', a relevé l’artiste dans un éclat de rire.

 

 

Section: 
THÉÂTRE JEUNE PUBLIC : Les acteurs plaident pour une meilleure reconnaissance
QUAND L’ART DEVIENT UN DROIT : Dakar ouvre le grand débat sur le théâtre jeune public
ALPHA THIAM À KEER BIRAGO : Les écrivains plaident, le ministre promet d’agir
BATTLE NATIONAL 2026 : Thiès au sommet du breaking sénégalais
PASSATION SERVICE MINISTÈRE CULTURE, ARTISANAT ET TOURISME : Alpha Thiam et Mame Coumba Diop face aux urgences d’un secteur
PALABRE LITTÉRAIRE : La Teranga au cœur des mots et du vivre-ensemble
ATTAAYA BD 2026 : Quand la bande dessinée dessine l’avenir culturel du Sénégal
FESTIVAL “NGUENTE LI” : Les femmes percussionnistes à l’honneur
LANCEMENT OFFICIEL DES PHASES 4 ET 5 A DIAXAO-THIALY : Le maire Babacar Diop accélère la modernisation de Thiès
CULTURE, ARTISANAT ET TOURISME : Alpha Thiam face au défi de la relance
KËR NAFY : Kalista Sy ouvre une nouvelle ère des séries sénégalaises
“INDEPENDANCE TEY” Le cinéma comme mémoire vive d’un Sénégal en lutte
Tourisme
SAINT-LOUIS : 34e ÉDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ : Une édition pour renforcer les liens culturels et artistiques entre les pays africains
Festival international littérature
MAISON DES ESCLAVES DE GORÉE : La Fondation Tano Kora scelle le lien mémoriel entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal
AVANT-PREMIÈRE “GERMAINE ACOGNY L'ESSENCE DE LA DANSE” : Le souffle d’une vie en mouvement
FORUM DE PRODUCTION - SAINT-LOUIS DOCS Une nouvelle génération de cinéastes africains prend la parole
CLÔTURE SAINT-LOUIS DOCS 2026 : Entre émotions, triomphes et regards vers l’avenir du documentaire africain
SAINT-LOUIS DOCS 2026 : Au cœur du processus de sélection