Publié le 23 Oct 2012 - 09:30
PR ABDOULAYE SECK SUR LA BONNE GOUVERNANCE

''La corruption, le grand fléau de notre économie''

 

 

 

''Dans nos pays, on ne demande jamais de résultat à un président de la République. Quand il quitte le pouvoir, il s'en va sans rendre compte à personne de ce qu'il a fait de la bonne gouvernance'', a dit le professeur Abdoulaye Seck de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). M. Seck a fait cette intervention samedi à l'Institut supérieur de management (ISM), lors d'une conférence publique animée par Marcello Guigale de la Banque mondiale.

Lors de cette conférence, M. Guigale a avancé que pour une bonne gouvernasse, les États doivent penser aux impacts de leur réalisations. Cependant, ces retombées peuvent être négatives ou positives. ''La bonne gouvernance peut passer aussi par un changement culturel à travers l'éducation et le divertissement'', a-t-il dit. Mais, pour lui, des instruments manquent pour une adoption de nouvelles culture. ''Le plus grand fléau de notre économie reste la corruption'', a ajouté M. Seck.

Et pour étayer son propos, Abdoulaye Seck dit qu'entre 2007 et 2010, le Sénégal a connu une baisse de 0,7 point par an de la croissance ce qui a engendré une perte de 380 milliards de F Cfa. Selon le professeur, il faut que les Sénégalais prennent conscience du fait qu'en matière de bonne gouvernance, il y a toujours des gagnants et des perdants. ''Dans la bonne gouvernance, les gagnants restent toujours le peuple'', ajoute M. Seck.

Il annonce également que les intellectuels doivent s'impliquer dans la bonne gouvernance comme l'ont fait les jeunes dans la période qui a précédé l'élection présidentielle. Le professeur Abdoulaye Seck n'a pas aussi manqué d'indexer les institutions financières internationales. C'est le cas de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI) ou encore de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui ont une vision qui n'est pas toujours la meilleure pour l'économie de certains pays. ''Les institutions financières considèrent nos pays comme des malades qui doivent toujours être assistés'', lance-t-il. Pour lui, ces dernières aussi doivent rendre des comptes.

Lors de cette conférence, les deux intervenants ont mis l'accent sur les exemples de réussite et d'échec en matière de bonne gouvernance. Et en Afrique, les bons élèves s'appellent le Ghana, le Botswana ou encore le Cap-Vert. Le Nigeria malgré son gros potentiel en ressources naturelles, a été cité comme un échec.

 

AMADOU THIAM

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