Publié le 4 Jul 2013 - 20:24
TAREK RAMADAN

‘’on doit décoloniser les consciences…’’

 

Le professeur Tareq Ramadan, en conférence à Saint-Louis, ce jeudi, s'est dit opposé à toute réforme de l'islam. L'islamologue et théologien d'origine égyptienne estime que ce qu’il faut faire, c’est ''une réforme de soi-même par la décolonisation des consciences de la terminologie occidentale’’.

Participant à la table-ronde ''Religions, réformes, modernités : interrogations islamiques et ressources africaines’’, organisée par l’Unité de formation "Civilisations, religions, arts et cultures (UFR CRAC)" de l'université Gaston Berger (UGB), à Saint-Louis, le professeur d'islam contemporain à l’université d’Oxford suisse a dite son opposition à toute idée de réformer la religion islamique.

Et à en croire le Suisse d’origine égyptienne, ‘’on doit décoloniser les consciences politiquement, culturellement, économiquement’’ par un recours aux ressources endogènes afin de mieux appréhender la nouvelle situation. Et la seule réforme qui vaille, aux yeux de Tareq Ramadan, c’est celle ''d’une transformation de soi qui remonte du temps du Prophète [Mohamed] (PSL)’’, car ''les textes ne changent pas, mais la temporalité se renouvelle’’. Il vient ainsi conforter ce que dit l’islamologue Makhtar Seck, ‘’qu’il faut islamiser la modernité et non moderniser l’islam’’. Concernant la modernité et la religion, il est fondamentale pour le Pr Ramadan d’avoir un regard sur la tradition mystique et la réconciliation de la religion avec l’éthique et la spiritualité.

Tareq Ramadan a aussi défendu l’idée que c’est ''la responsabilité personnelle et spirituelle à changer l’ordre du monde ou de ne pas le changer’’.

 

 

Section: 
LITTÉRATURE – AMOUR, TRANSPARENCE, CONFIANCE, CONTRÔLE… « L’Équilibre du cœur » suscite réflexion
20 ANS D’AFRICULTURBAN Le hip-hop sénégalais sur le piédestal
FESTIVAL REKK Le Sénégal s'enrichit d'un nouveau festival
RESTITUTION ARTISTIQUE AU GRAND-THÉÂTRE : Théâtre-forum et playback à l’honneur
TRANSPOSER L’HOSPITALITÉ SÉNÉGALAISE EN MILIEU PROFESSIONNEL... Sokhna Diaw développe le concept Teranga esprit
FEMMES INVISIBILISEES - RECITS OUBLIES : Le pari de PluriElles
16E EDITION DAK’ART : Enfin la date connue !
DISPARITION D’UNE ICONE : Seni Awa Camara, la sculptrice de la terre s’en est allée
TANIT D’OR JCC 2025 : Liti-Liti, une déclaration d’amour à l’humain
EXPOSITION ‘’TES VUES / MA VIE’’- FOLIE SUR LES RESEAUX SOCIAUX L’artiste Boubacar Diallo invite à l’introspection
COPIE PRIVÉE ET DROITS D’AUTEUR : L’État donne le signal, les artistes attendent les actes
CULTURE : Thiès accueille les trésors retrouvés du champ de bataille de Samba Sadio (1875)
Dalifort Hip Hop
50 ANS DE CARRIÈRE DE SOULEYMANE FAYE : Célébration d’un demi-siècle d’art et de sagesse sur scène
RENTRÉE SCOLAIRE 2025/2026 : L’U2PF mise sur l’égalité des chances
LIVRE – DJEMBERÉ, CELLE QUI CHANGE TOUT : Une résiliente face au chaos institutionnel et social
PROLIFÉRATION DES MÉDIAS ÉTRANGERS : Péril sur la souveraineté
ACCES 2025 : Le musique africaine rencontre le monde à Pretoria
TROISIEME EDITION FESTIVAL JOTAAY JI : Dakar a vibré aux voix du féminisme 
BARRIÈRES À L’AUTONOMISATION DES FEMMES : La plaidoirie de l’AJS