Publié le 20 Aug 2012 - 11:17
AFFAIRE HABRÉ

La ronde des nouveaux tirailleurs et des vautours africains autour du procès

 

 

L’arrivée au pouvoir de Macky Sall pouvait laisser croire que le feuilleton politique, financier et judiciaire allait enfin connaître sa fin. Que nenni ! A peine une semaine après son entrée en fonction, trop pressé de donner des gages de loyauté envers ceux qui, peu visibles, mais ont lourdement pesé en sa faveur dans la balance lors des dernières élections présidentielles sénégalaises, le nouveau Président du Sénégal s’est mis à multiplier de « je vais juger Hissein Habré ».

 

Tout comme Wade, il considère l’indépendance de la justice comme une fiction destinée à endormir les peuples sénégalais et africains. Son Ministre de la justice, une dame droits-de-l’hommiste multicarte qui aime plastronner, s’offre le spectacle de déclarations ronflantes et de communiqués qui, tous, disent invariablement la même chose, à savoir que tout marche comme sur des roulettes pour la tenue, avant la fin de l’année, du procès de l’ancien Président tchadien. Elle a mis en place, très rapidement, un groupe de travail, reçoit sans compter son temps, prétendues victimes de HH, représentants d’ONG affairistes tout en veillant à ce qu’aucune voix favorable à la cause de M. H. Habré ne franchisse le seuil de la porte de son bureau, voire même de son ministère. La défense de M. Habré qui a sollicité, par écrit, une audience à Madame le (la) Ministre de la justice, croyant en sa neutralité, en est revenue de ses illusions, car, elle a tout simplement répondu par le mépris du silence. Ainsi donc, cette dame s’est carrément érigée, tout à la fois, en plaignante, avocate, procureur et juge pour venir en aide aux forces obscures habituées à « chasser du Nègre » (dixit Reed Brody). En fait, toute cette effervescence n’a d’autre objet que la réactualisation du dossier de mise en place d’une structure d’exception, donc hors-la-loi, appelée à « poursuivre et juger » HH, alors que l’ancien Président Abdoulaye Wade avait, pour se conformer à la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO, mis définitivement fin au projet.

 

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SOURCE: ndarinfo

Le titre de cet article est emprunté à une chronique signée de M. Mamadou O. NDIAYE, Directeur de publication de l’hebdomadaire LE TEMOIN, dans le N° 1093 du Jeudi 26 au mercredi 01 Août 2012.

 

 

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