Publié le 20 Feb 2025 - 09:25
CONFLIT AU MINISTÈRE DE L’ÉNERGIE  

Les agents en cessation d’activité durcissent le ton

 

Le bras de fer entre les 44 agents en cessation d'activité du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines et leur tutelle se poursuit. Réunis au sein du Collectif des agents en cessation d’activité du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines (CACAMEPM), ces travailleurs licenciés ont rencontré, mardi dernier, le président de l'ONG Afrikajom Center, Alioune Tine, pour trouver une issue à la crise.

Ce dernier a précédemment été reçu en audience par le ministre Birame Soulèye Diop et son cabinet, sans qu’aucune avancée concrète n’en ressorte, d’après un communiqué du collectif.

Alioune Tine a exhorté le ministre à faire preuve d’empathie pour atténuer la souffrance des travailleurs privés de leur emploi et les aider à retrouver une stabilité. Toutefois, le ministre campe sur sa position, invoquant des arguments de droit administratif pour justifier les licenciements, alors que les travailleurs estiment que leur situation relève du droit du travail, une confusion jugée "grave" par le collectif.

Face à cette impasse, les ex-agents ont décidé de durcir le ton, en annonçant une série d’actions pour protester contre leur situation. Ils entendent notamment confirmer leur ancrage au sein du Front syndical pour la défense du travail (FSDT) et approuver la résolution adoptée lors de l’Assemblée générale du Rassemblement des centrales syndicales du Sénégal (RCSS).

Le collectif prévoit également une marche de protestation, une grève de la faim et dénonce la passivité de l'Administration face aux blocages constatés dans le paiement des salaires, une situation qui plonge des milliers de travailleurs et leurs familles dans une précarité inacceptable.

Par ailleurs, le collectif compte saisir le Conseil constitutionnel pour contester un projet de décret présidentiel qui, selon eux, viserait à permettre au ministre de recruter des militants de son parti, le Pastef, en remplacement des 44 agents licenciés.

Dans un effort de mobilisation plus large, ils en appellent à tous les travailleurs du secteur minier pour suivre le mouvement et déposer un préavis de grève générale.

Les actions annoncées comprennent l’arrêt de toutes les exploitations minières, la fermeture des laboratoires d’analyses de substances minières, la suspension des activités des mines artisanales et semi-mécanisées ainsi qu'une rétention d’information sur les recherches géologiques. Ils envisagent également de suspendre la collecte des droits et taxes relatifs aux substances minières et de carrières.

Ces mesures visent à contraindre le ministère à revenir sur ses décisions jugées injustes et à mettre fin à la précarité qui sévit dans le secteur.

Pour ces travailleurs, qui disent être "assis sur une mine d’or, mais mangent des pierres", le combat ne fait que commencer.

Section: 
CLÔTURE DE LA 4e CONFÉRENCE NTA AFRICA : Le travail de soins non rémunéré au cœur de l’agenda politique africain
MAGAL DE TOUBA 2026 : À Thiès, chauffeurs et autorités misent sur la prévention routière
Patrouille à la frontière sénégalo-gambienne
DROITS DE L'HOMME : Après 25 ans, la CNDH renoue officiellement avec le Palais
COOPÉRATION SÉCURITAIRE : Dakar et Paris renforcent leur coordination en vue des JOJ 2026
GAMOU DE NDIASSANE : Les assurances du gouverneur Saër Ndao
LES MEILLEURS ÉLÈVES DU SENEGAL CELEBRES : Diomaye fait de l'École son premier chantier stratégique
SAINT-LOUIS – RIPOSTE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES : La biodiversité érigée en première ligne de défense
FONDS POLITIQUES : Le Forum du justiciable interpelle le gouvernement
Lutte contre le trafic de stupéfiants
Magal Touba
POLLUTION INDUSTRIELLE À SANDIARA : Le mouvement « Pour l’intérêt de Sandiara » porte plainte contre X
Licenciements dans le secteur public
REMOUS À LA SN HLM : Les coulisses de la réintégration des 9 agents
L’AFRIQUE À L’HEURE DE LA “DRONISATION” : Entre quête de souveraineté et nouvelles dépendances
DROITS HUMAINS : Les victimes de la répression de 2021-2024 saisissent les Nations unies
Kédougou - tuberculose
ESCROQUERIES EN LIGNE : Jusqu'à 114 milliards de dollars perdus en une année
Fonds d'appui et de développement de la presse
CHANGEMENT CLIMATIQUE À THIÈS : Six quartiers misent sur la nature pour mieux faire face aux inondations