Publié le 16 Apr 2012 - 09:49
DÉCLARATION - BÉTHIO THIOUNE

"Mon entrée sur la scène politique a freiné les violences électorales"

 

Le guide des Thiantacounes, Cheikh Béthio Thioune, a déclaré, dimanche, que son entrée sur la scène politique a ‘’freiné’’ les violences électorales survenues récemment au Sénégal, avec plusieurs morts enregistrées à Dakar, la capitale, et dans certaines villes de l’intérieur du pays.

 

M. Thioune faisait face à la presse, dimanche, dans son fief de Madinatoul Salam, une localité située dans la périphérie de la commune de Mbour (ouest).

 

Ce face à face avec les journalistes entre dans le cadre de l’organisation de l’édition 2012 des ‘’Thiant’’, qui marquent la célébration de sa rencontre, le 3 novembre 1947, avec son défunt marabout Serigne Saliou Mbacké, dernier fils du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba.

 

‘’Avant ma descente sur la scène politique, a-t-il rappelé, il y avait beaucoup de grabuges au Sénégal. Il y avait des morts d’hommes. Je ne sais pas si les gens observent bien, mais c’est quand je suis entré dans l’arène politique qu’il y a eu la paix dans ce pays et on n’a plus enregistré des casses ou des morts d’hommes. Ça, c’est un fait divin.’’

 

Selon lui, il y a une coïncidence qui doit amener les gens à s’interroger pour savoir comment se fait-il, que sur le plan international, tout le monde s’attendait à des grabuges du fait des situations que le Sénégal n’a jamais connues auparavant.

 

‘’Comment se fait-il que, brusquement, avec l’intervention de Cheikh Béthio (Thioune) sur la scène politique tout s’est estompé ? Il y a une paix que personne ne peut nier ; c’est un fait divin que beaucoup de personnes doivent s’attacher à essayer de comprendre. C’est peut-être Serigne Saliou (Mbacké) qui a voulu que je sois entré sur la scène politique pour qu’au Sénégal s’installe la paix’’, a expliqué le guide des Thiantacounes.

 

S’étonnant du mutisme de la presse ‘’sur cet arrêt brusque des évènements malheureux’’, il s’est encore demandé : ‘’Comment se fait-il que si brutalement la tuerie s’arrête ? C’est un fait divin, mais qui trouve toujours une signification à partir d’un fait.’’ Le guide spirituel des Thiantacounes affirme que son entrée dans la scène politique était ‘’inévitable’’.

 

‘’Je n’allais même pas participer aux élections au Sénégal, parce que je devais partir en France pour deux mois. J’avais donné ma dépense pour deux mois, pour éviter simplement d’être mêlé à des histoires au Sénégal. Mais c’est par un fait sacré que j’ai été amené à rester au Sénégal pour soutenir Me Abdoulaye Wade’’, a-t-il dit.

 

‘’Mais, cette circonstance qui ne sort pas de l’ordinaire ne peut pas être mise sur la place publique. D’aucuns me prendraient pour un…, je préfère taire ça. Mais, j’ai fait mon devoir. J’ai accompli ce compagnonnage avec Me Abdoulaye Wade et je n’en regrette rien du tout. Il reste que maintenant je suis un administrateur civil et j’ai appris à connaître les institutions de la République, du Président aux différentes institutions’’, a-t-il ajouté.

 

APS

 

Section: 
Marie Rose Faye dirige le cabinet de Sonko
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS appelle à voter « non » …
IRRECEVABILITÉ DE LA PROPOSITION : Les avertissements de Me Moussa Sarr
PROMULGATION DE LA CONSTITUTION La nouvelle fatwa de Sonko
PARTI SOCIALISTE : Aminata Mbengue Ndiaye suspend toutes les réunions au siège du parti
CRISE INSTITUTIONNELLE AU SÉNÉGAL : La Coalition Diomaye Président fait bloc contre le “détournement” de la révision constitutionnelle
PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE DU GROUPE PARLEMENTAIRE PASTEF : L’APR dénonce un "rafistolage constitutionnel"
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le Conseil national du Laïcat interpelle le Président Faye
GUERRE DES POUVOIRS : Le hold-up constitutionnel
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE – CONFÉRENCE DE PRESSE DE PASTEF Pastef défend sa réforme et assume le bras de fer institutionnel
REVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS exige un référendum et appelle à un sursaut républicain
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe