Trois milliards F CFA pour identifier les entreprises performantes
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Le programme de labellisation, qui vise à se doter d’outils pour identifier les PME performantes et avoir un dispositif pour suivre celles qui peuvent bénéficier de financement bancaire, a été entamé hier.
C'était lors d'un atelier de partage avec les experts comptables, dans le cadre de l’accord de financement entre le gouvernement du Sénégal et la Banque africaine de développement (BAD). En effet, la labellisation fait partie des difficultés qu’avaient les banques à identifier les PME les plus performantes. L'initiative est de la Banque africaine de développement (BAD), en partenariat avec l’Agence pour le développement et l'encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME), qui finance le projet à hauteur de 3,5 milliards de Cfa.
Selon Saliou Seck, chef du projet d’appui à la promotion du secteur privé, ce financement provient du Fond africain de développement (FAD) et s’étend sur trois ans avec deux composantes principales. ''La première consiste en un appui aux régies fiscales à la douane, à la DGID (direction générale des impôts et domaines) et aux démembrements de l’Etat qui rendent un service aux PME'', a-t-il dit. Il a ajouté que l’autre aspect permet à ces PME d’accéder au financement mais également à la commande publique. ''Le challenge, c’est de réussir ce programme de labellisation et d’avoir au bout du compte des entreprises labellisés palpables'', a indiqué M. Seck.
''Les experts comptables au bout de leur mission''
Pour Soyibou Ndao, chargé de programme évaluation et labellisation, l’objectif de cet atelier est d’échanger avec les experts comptables pour parvenir à mobiliser suffisamment d’informations financières tout en leur permettant de respecter le secteur professionnel. D'après lui, les experts ont un rôle important à jouer. ''Nous sommes entrés dans le programme de labellisation qui est piloté par l’ADEPME (...) afin de classifier les entreprises qui nécessitent un certain nombre de données financières'', a-t-il expliqué, notant que le processus pour les secteurs du commerce et des services, déjà démarré, est en phase de finalisation et intéresse les industries agroalimentaires, les commerces-services, et les BTP (bâtiment et travaux publics). ''L’idée n’est pas de trahir les infos financières mais de récupérer les infos contenues dans les états financiers dont l’équipe statistique pilotée par l’ANSD (Agence nationale de le statistique et de la démographie) a besoin''. Et dans la phase de pérennisation du programme, a insisté M. Ndao, les experts comptables ont un rôle capital à jouer car ils seront en mesure de fiabiliser les infos qui vont entrer dans la grille avec la certification des comptes.