Publié le 2 Mar 2012 - 10:22
LIBRE PAROLE

Cet homme ne mérite plus rien !

 

Le destin a parfois de ces tours dont il a seul le secret. Le président sortant n'aurait jamais imaginé quand il débarquait Macky Sall du perchoir qu'ils vivraient des moments de ballottage dans une élection. Belle revanche de la démocratie sur le despotisme ! Mais il faut être vigilant ; ce président sortant nous prépare sans doute quelque chose ; son discours a l'air innocent, mais avec lui, on n'est jamais trop prudent, il ne fait jamais rien pour rien. Celui qui a toujours méprisé l'opposition et en a toujours fait à sa tête maintenant se retrouve tout seul. ll cherche des alliances, mais qui est assez fou pour s'allier avec lui ? Comment peut-on croire encore à celui qui disait que "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient" ? Non seulement il fait des promesses qui ne seront jamais tenues, mais sa police réprime avec une rare férocité des manifestants désarmés, sous la férule d'un commissaire de police sanguinaire et d'un ministre de l'Intérieur très partisan; on n'aurait jamais cru que des hommes pouvaient descendre dans la barbarie à un degré aussi ignoble; tirer à bout portant sur des gens désarmés, c'est le comble de l'ignominie et de la lâcheté. On n'entre pas dans la police pour tirer sur des hommes sans défense, mais pour assurer la sécurité des personnes et des biens ; il a fallu l'avènement de l'alternance pour voir un nombre aussi important de morts dans des manifestations pacifiques, depuis plus de cinquante ans d'indépendance; c'est aussi sous l'alternance que des lieux de culte ont été profanés plus d'une fois par des gens sans foi ni loi Et pourtant, on nous avait prévenus….C'est ainsi que l'audit de la police doit se faire en cas de victoire car il n'est pas sûr que nous n'ayons pas affaire à des calots bleus ; il est difficile de croire que ces policiers que nous avons connus se comporteraient de cette manière.

 

Le président sortant cheminera donc avec ses FAL, pas même avec le PDS. Regardez les responsables des FAL, tous-ou presque l'ont toujours combattu. Ces gens-là portent le malheur avec eux, quand on sort d'une défaite, on ne peut pas gagner une bataille. C'est pour toutes ces raisons que je ne partage pas l'idée de Moussa TINE de donner le nom du président sortant à une quelconque infrastructure, y compris l'autoroute à péage, ce serait créer un précédent dangereux. Cet homme a toujours manqué de respect aux Sénégalais, alors que nous lui avons tout donné et il n'a pas su en profiter. Il ne mérite plus rien du tout. Tout ce qui nous reste, c'est de s'unir comme en 2000 pour le mettre hors d'état de nuire.

 

Yatma DIEYE, professeur d'anglais, Rufisque

yatmadieye@orange.sn

Section: 
DU SALOUM AUX MARCHES INTERNATIONAUX : Et si le prochain champion sénégalais était aujourd’hui un paysan ?
Requiem pour le Sahel ou le dernier voyage de Maurice Freund
BAMAKO AU BORD DE LA PARALYSIE : BLOCUS, PÉNURIES ET GUERRE ÉNERGÉTIQUE. Le sabotage de Manantali : un tournant dangereux dans la crise malienne
LE CHEMIN DE L’ESPOIR : Pour une relation Sénégal-France apaisée, souveraine et équilibrée
TURBO-RÉVOLUTION FINANCIÈRE AU SÉNÉGAL Entre orthodoxie du FMI, défi de la dette et explosion des alternatives endogènes
LE DESTIN DU PRÉSIDENT DIOMAYE : Entre démission et cohabitation forcée
LETTRE OUVERTE : À Son Excellence le Président de la République,
PROPOSITIONS DE RÉFORME-DIVORCE : Mettez juste un trait d’union
Saisine du conseil constitutionnel et dispersion de la classe politique
Commentaires sur l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution
LA RUE COMME MUSÉE : Pour une esthétique populaire de la ville africaine
Hommage à Mame Less Camara (3 ans déjà....)
YAKAAR-TERANGA : Les véritables pertes de l’État du Sénégal et les conséquences dévastatrices
YAKAAR-TERANGA : Les deux raisons du départ de kosmos
MÉMOIRE - TROIS ANS DÉJÀ : Malick Ndiaye, le veilleur de l’éthique Ceddo
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel