Publié le 1 Dec 2012 - 07:15
PROFIL DU JOUR

Maïmouna, le hindi et le business

 

«Chamkila» «djakarza», «shurkriya». Des mots pas familiers aux Sénégalais que, pourtant, Maïmouna Dramé manie avec un débit rapide. Entourée de deux Pakistanais, cette jeune dame de 38 ans parle à merveille la langue hindoue et ne se rend pas compte qu’elle a polarisé l’attention sur elle, hier à l’ouverture de la Fidak.

 

Le teint clair, la mise élégante, le commerce facile, Maïmouna Dramé n’est pas d’ailleurs du genre à passer inaperçue. Elle attire par son embonpoint digne des grandes dames sénégalaises, le sourire en plus. «Je n’ai jamais appris cette langue. Toute petite, je raffolais déjà des films hindous et j’ai toujours été fascinée par cette culture. Cet amour débordant m’a offert plein d’opportunités, de sorte que je suis toujours entre deux avions. Je tisse des relations d’affaires un peu partout dans le monde.»

 

Cette battante dont le mari est comptable suscite un regard admiratif auprès des Pakistanais. «C’est moi qui les ai démarchés. Depuis trois ans, ils exposent leurs produits à la Fidak. L'année dernière, ils étaient 30 contre 60 cette année. On a loué plus d’une vingtaine de stands et on sera obligé de recruter d’autres jeunes sénégalais pour nous donner un coup de pouce», dit-elle fièrement.

 

Femme d'affaires, Maïmouna Dramé doit son succès à sa passion pour les films hindous que sa maman lui a transmise. Elle a certes obtenu le bac arabe à l’institut islamique Al Falah après un cycle scolaire normal passé à Colobane 2. Mais c'est en l'an 2000 que le déclic est survenu pour elle. «J’ai demandé à une amie qui vit en Inde de m’envoyer une invitation. Ensuite, j’ai eu la chance de passer trois mois dans ce pays de mes rêves. J’ai pu me lancer à mon retour dans le commerce et de tisser des relations d’affaires partout…»

 

Avec un téléphone qui crépite à chaque instant, la jeune dame est très sollicitée dans l'un des stands du Pakistan par de jeunes Sénégalais désireux de décrocher un emploi temporaire. «J’essaie de satisfaire les demandes du mieux que je puis même si je suis tenue d’être également très sélective», dit-elle comme pour rappeler à tous qu'elle a elle aussi des limites... Business oblige.

 

Matel BOCOUM

 

 

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