Publié le 4 Jan 2012 - 19:10
PROGRAMMES PRÉSIDENTIELS

Le Libéral Seck dans ses  habits de réformisme

A dose homéopathique, le candidat Idrissa Seck décline pas à pas ce qui devrait constituer son programme de gouvernement alternatif en direction du scrutin présidentiel du 26 février 2012. Son “Projet pour le Sénégal” présenté en fin de semaine dernière aux cadres de Rewmi, son parti, est synthétisé en 44 points.

 

 

Le cœur du projet, en dehors des questions de sécurité, semble être le thème 4, “Justice, transparence et Etat de droit”, qui structure la politique et l'économie. Pour Idrissa Seck, “l'indépendance de la Justice est le socle qui manque à notre démocratie et à notre système économique.” A cet effet, l'indépendance du système judiciaire passe par un système “où les juges sont responsables devant un organe crédible et indépendant.”

 

 

Question “Paix, stabilité, sécurité des personnes et des biens” (Thème 1), le président de Rewmi semble encore marqué par l'épreuve politico- judiciaire qu'ont été les Chantiers de Thiès. A ce propos, son ambition est de “veiller à ce que (les forces de sécurité) ne soient pas rabaissées à servir de police politique au détriment de la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue, le vol de bétail et toutes les agressions faites à nos populations et à leurs biens.” Sur ce terrain, le retour de la paix en Casamance est “une première préoccupation” à travers laquelle “la coopération active” de la Gambie et de la Guinée-Bissau sera sollicitée.

 

 

Partisan du libéralisme économique et financier, Idrissa Seck vise deux objectifs, entre autres, dans le registre de la “création d'emplois et (de) l'accroissement des richesses”. D'abord favoriser l'émergence d'une “nouvelle génération de jeunes entrepreneurs rompus aux principes de l'économie libérale”. Ensuite “aller dans le sens d'un allègement substantiel de toutes les contraintes qui pèsent sur nos entreprises de manière à garantir” leur compétitivité face à la concurrence. Cette doublette, le “secteur privé extérieur et la diaspora”, est prévue pour être “le fer de lance de nos politiques d'expansion économique.”

 

 

Dans ce domaine, le programme “Une région 100 milliards” devrait aider à la lutte contre la pauvreté dans le milieu rural où “l'agriculture occupe presque 60% de la population mais ne contribue que pour environ 10% du produit intérieur brut.”

La maîtrise de l'eau, denrée géostratégique du troisième millénaire, et la “sinistrose” qui frappe le secteur de l'énergie, sont inscrites dans “la politique de réforme” envisagée par Idrissa Seck.

 

Momar DIENG

 

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