Publié le 9 Jan 2025 - 20:26
RAPPORT ‘’FUTURE JOBS 2025’’

92 millions d’emplois seront supprimés d’ici 2030

 

Tandis que 92 millions d’emplois seront supprimés, 170 millions de nouveaux rôles devraient être créés, soit une augmentation nette de 78 millions d'emplois. Ces estimations ont été révélées hier dans "Le Future Jobs 2025", publié par le Forum économique mondial.

Les industries et les professions dans le monde entier se remodèlent. Vingt-deux pour cent des emplois seront touchés d'ici 2030, d'après le rapport "Le Future Jobs 2025" publié hier par le Forum économique mondial. Cent soixante-dix millions de nouveaux rôles devraient être créés et 92 millions supprimés, selon les estimations. Cela engendrera une augmentation de 78 millions d'emplois. Les principaux moteurs de ces changements sont les avancées technologiques, les changements démographiques, les tensions géoéconomiques et les pressions économiques.

Les emplois de première ligne, y compris les ouvriers agricoles, les chauffeurs-livreurs et les ouvriers du bâtiment devraient connaître la plus forte croissance. Les emplois dans le domaine des soins, tels que les infirmiers, et de l'éducation, tels que les enseignants du secondaire, devraient aussi être en hausse de manière significative.

 Il faut dire que les tendances démographiques sont à l'origine de la croissance de la demande dans tous les secteurs essentiels.

En outre, les avancées de l'IA, de la robotique et des systèmes énergétiques, notamment dans le domaine des énergies renouvelables et de l'ingénierie environnementale, devraient accroître la demande de postes de spécialistes dans ces domaines.

En revanche, des métiers tels que ceux exercés par les caissiers et les assistants administratifs restent parmi ceux connaissant le déclin le plus rapide, mais ils sont désormais rejoints par des fonctions telles que celles des graphistes, alors que l'IA générative remodèle rapidement le marché du travail.

Près de 40 % des compétences requises sur le lieu de travail sont appelées à changer

Le déficit de compétences reste l'obstacle le plus important à la transformation des entreprises aujourd'hui, d'après les données du rapport qui s’est appuyé sur plus de 1 000 entreprises. Près de 40 % des compétences requises sur le lieu de travail sont appelées à changer et 63 % des employeurs citent déjà ce déficit comme le principal obstacle auquel ils sont confrontés.

Les compétences technologiques en matière d'IA, de Big Data et de cybersécurité devraient connaître une croissance rapide de la demande, mais les compétences humaines, telles que la pensée créative, la résilience, la flexibilité et l'agilité resteront essentielles. "Il sera de plus en plus crucial de combiner ces deux types de compétences sur un marché de l'emploi en évolution rapide. Les fonctions de première ligne et les secteurs essentiels, tels que les soins et l'éducation, devraient connaître la plus forte croissance de l'emploi d'ici à 2030. De plus, les progrès de l'IA et des énergies renouvelables remodèlent le marché, entraînant une augmentation de la demande pour de nombreuses fonctions technologiques ou spécialisées, tout en accélérant le déclin pour d'autres rôles, tels que les graphistes", renseigne le document.

Till Leopold, responsable du travail, des salaires et de la création d’emploi au Forum économique mondial, souligne que des tendances telles que l'IA générative et les changements technologiques rapides bouleversent les industries et les marchés du travail, créant à la fois des opportunités sans précédent et des risques sérieux. "Le moment est venu pour les entreprises et les gouvernements de travailler ensemble, d'investir dans les compétences et de créer une main-d'œuvre mondiale équitable et résiliente", indique-t-il.

Autres facteurs

En outre, le rapport souligne que l'augmentation du coût de la vie est un autre facteur clé de l'évolution du marché du travail, la moitié des employeurs s'attendant à ce qu'elle transforme les modèles d'entreprise.

Les changements démographiques constituent également un autre facteur. En effet, explique-t-on, le vieillissement des populations, principalement dans les pays à revenu élevé, stimule la demande de rôles dans le secteur de la santé et l'augmentation des populations en âge de travailler dans les régions à faible revenu alimente la croissance des professions de l'éducation. Pour combler les lacunes, il est conseillé de mettre en place des stratégies de main-d'œuvre axées sur l'amélioration des compétences en matière de gestion des talents, d'enseignement et de mentorat.

De plus, certaines entreprises sont préoccupées par des tensions géopolitiques. Certaines d’entre elles prévoient de s'adapter à l'aide de stratégies de délocalisation et de relocalisation. Les restrictions commerciales et les changements de politique industrielle en transforment beaucoup d'autres.
Une action urgente et collective de la part des gouvernements, des entreprises et du secteur de l'enseignement serait essentielle pour faire face aux changements radicaux décrits dans le rapport.

BABACAR SY SEYE

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