Publié le 30 Oct 2015 - 16:34
RENCONTRE FMI-CDES

Le problème des Pme-Pmi passé au peigne-fin 

 

Une séance de travail réunissant, hier, les acteurs des Pme-Pmi et le Fonds monétaire international a permis de passer en revue les difficultés que rencontre ce maillon important du tissu économique. Le représentant résidant du Fmi à Dakar invite les autorités à mettre en place un environnement propice au développement de ces entreprises, qui à coup sûr, seront le poumon de l’économie du pays.

 

Le représentant régional du Fmi au Sénégal a eu hier une séance de travail avec le Conseil des entreprises  (Cdes) du Sénégal ; une organisation patronale qui regroupe les micros, petites et moyennes entreprises. Boileau Loko n’arrive pas à comprendre le taux élevé de mortalité des petites et moyennes entreprises qui, selon le président du Cdes Babacar Diagne, avoisine les 65%. Un taux jugé élevé par le représentant de Christine Lagarde à Dakar. Pour M. Loko, ces Pme ont besoin d’un accompagnement et d’encouragement pour devenir performantes. Pour faire face à ce fort taux de disparition des Pme juste un an après leur création, il estime que les pouvoirs publics doivent se poser plusieurs questions : ‘’Est-ce que c’est lié à la réglementation ou à l’activité économique ?’’ ‘’Qu’est-ce qui peut être changé pour permettre à ces entreprises, quand elles sont créées, d’avoir des chances  de se développer?’’ Autant d’interrogations qui, si les autorités parviennent à y apporter des réponses, pourront rapidement aider le secteur des Pme-Pmi à se développer.

Les petites et moyennes entreprises, selon Boileau Loko, ‘’seront le poumon de l’économie du Sénégal’’. ‘’Ce sont ces entreprises qui vont créer des emplois, qui vont faire l’activité économique. Il faut voir quel environnement mettre en place pour favoriser la création et le développement de ces entreprises. Ça peut être de faciliter l’accès au crédit, d’aider ces entreprises à analyser le marché, à faire les évaluations des projets qu’ils ont. Mais il faudrait un accompagnement pour leur permettre de grandir’’, conseille le représentant résidant du Fmi.

Cependant, le Fmi n’apporte pas un soutien financier aux petites et moyennes entreprises. Ce n’est même pas sa spécialité, a tenu à préciser M. Loko aux chefs d’entreprise présents. Ainsi, tout ce qu’il peut faire, promet-il, est de porter leurs doléances auprès des autorités étatiques et de certains bailleurs de fonds. Pour le président du Cdes, les micros et petites entreprises ont aussi des problèmes d’accès au financement et à l’information. C’est pourquoi il veut l’accompagnement du Fmi et des autres institutions pour permettre à ce sous-secteur de jouer sa partition dans le développement économique du pays. M. Boileau appelle les établissements tels que la Banque nationale de développement économique, le Fongip… à intervenir pour régler le problème de l’accès au financement des Pme. 

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

Section: 
SENEGAL DIGITAL FACTORY : Un nouveau pas vers la souveraineté technologique
Ageroute Sénégal- Gallo Bâ prend les commandes
5E EDITION DES JOURNEES DU MEDICAMENT : Les pharmaciens plaident pour la souveraineté pharmaceutique du Sénégal
SINDIA : Thiafoura et ses environs veulent bâtir un système alimentaire territorial durable
SIAQ-DAKAR 2026 : Le Sénégal mise sur l’aquaculture pour soutenir sa souveraineté alimentaire
JOURNÉE MONDIALE DES ENSEIGNANTS : Former et protéger les enseignants face aux mutations du métier
CODE PÉTROLIER La proposition des députés déclarée irrecevable
ACCÈS UNIVERSEL À L’ÉLECTRICITÉ : 998 milliards de FCFA d’engagements annoncés
DEPUIS SA CRÉATION EN 2021 : L’Onrac a recouvré plus de 50 milliards de francs CFA
COUPURES INTEMPESTIVES DE COURANT À KAOLACK : Le commerce et l’artisanat affectés
AUTONOMISATION DES FEMMES À THIÈS : Babacar Diop lance une offensive financière
SENELEC – YAAKAAR TERANGA – BP... : Abdourahmane Diouf carte sur table
Fonsis
DÉPENSES MONDIALES DE RECHERCHE, IA : Elles vont atteindre 3 400 milliards de dollars, cette année
APPROVISIONNEMENT EN EAU DURANT LES JOJ : Le COJOJ, la SEN’EAU et la SONES se donnent la main
SAINT LOUIS : TRANSITION ÉNERGÉTIQUE JUSTE (JET) : Faire de l'électricité un véritable levier de production
ARCOP – ENVIRONNEMENT : La commande publique fait sa mue
COOPERATION UNIVERSITAIRE EN AFRIQUE DE L'OUEST : Les recteurs appellent à l'action et à la diplomatie scientifique
DR MAMADOU NDIAYE (CONSULTANT EN SÉCURITÉ ALIMENTAIRE) "Le papier journal, c'est de l'encre et peut être extrêmement dangereux pour la santé"
DIOMAYE À NEW YORK : Une diplomatie active confrontée à une contrainte économique majeure