Publié le 8 Mar 2013 - 04:25
RENE N'GUETTIA KOUASSI, DIRECTEUR DES AFFAIRES ECONOMIQUES DE LA COMMISSION DE L’UA

''L’Afrique ne peut pas se contenter d’être à vocation agricole''

''L’Afrique ne peut pas émerger si elle ne réussit pas son processus d’industrialisation''. C’est la conviction de René N’Guettia Kouassi, directeur des affaires économiques de la commission de l’Union africaine (UA). M. Kouassi représente à ce 3e Congrès des économistes africains, la présidente de la commission de l’UA, Mme Dlamini-Zuma.

 

De l'avis de M. Kouassi, il faut ''absolument industrialiser le continent'' pour aller vers la voix de l’émergence. ''L’Afrique ne peut pas se contenter d’être un continent à vocation agricole. Quand on prend la répartition du produit brut entre secteur, la part de l’industrie reste encore faible. On a tous les atouts pour industrialiser notre continent'', avance-t-il. Avec ce processus d’industrialisation, notre continent pourra réussir à transformer ses produits agricoles. Car indique-t-il, ''dans le secteur de l’agro-industrie en Afrique, c’est moins de 10% des besoins qui sont transformés'' et 90% restent à transformer. ''Donc pour ces 90%, il y a des ressources énormes d’investissement et de création d’emplois pour la jeunesse'', ajoute-t-il.

 

Mais comment réussir cette industrialisation dans un continent qui vit de l’aide des bailleurs de fonds ? ''Il faut qu’on ait la bonne gouvernance et qu’on y croie'', répond le directeur des affaires économiques de la commission de l’UA. Ce qui, d'après lui, nécessite une bonne politique de développement des infrastructures et une bonne maîtrise de l’eau et de l’électricité avec des coûts moins chers. Avec l’aide publique au développement qui devient de plus en plus rare, M. Kouassi propose d’autres mécanismes de financement. ''L’Afrique doit trouver en son sein des mécanismes de financement de son industrialisation. Nous soutenons les voies innovantes pour que l’Afrique (...) cherche à s’autofinancer. Il faut que l’Afrique vise l’autosuffisance financière'', insiste-t-il. Concrètement, il propose ''le prélèvement sur les billets d’avion, l’élargissement de l’assiette fiscale et l’adoption des vertus de la bonne gouvernance par tous les Africains''.

 

Aliou Ngamby NDIAYE

 

 

AVERTISSEMENT!

Il est strictement interdit aux sites d'information établis ou non au Sénégal de copier-coller les articles d' EnQuête+ sans autorisation express. Les contrevenants à cette interdiction feront l'objet de poursuites judiciaires immédiates.

 

 

 

 

Section: 
SAINT-LOUIS - TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : Une seconde centrale solaire de 40 millions d’euros inaugurée à Bokhol
COOPÉRATION ÉCONOMIQUE : Bassirou Diomaye Faye reçoit la nouvelle cheffe de mission du FMI
LIQUIDATIONS DOUANIÈRES DANS LE SUD : La barre des 5,7 milliards FCFA franchie en 2025
RÉMUNÉRATION SUR LA COPIE PRIVÉE : Diomaye Faye donne l’ordre d’appliquer la loi
ECONOMIE - SENEGAL : Le PIB progresse de 0,8 % au troisième trimestre 2025, porté par le secteur secondaire
TAXE EXPORTATION ARACHIDE : Le Gouvernement cède face au mal paysan
TAUX DE CHÔMAGE DANS LE MONDE : 186 millions de chômeurs attendus en 2026
Convention Cosec-Ageroute
Investissement du fonds mondial au Sénégal
Politique sectorielle
RELATIONS AVEC LE FMI : Bassirou Diomaye Faye reçoit le Directeur du département Afrique du FMI
DÉFIS LIÉS À LA SANTÉ EN AFRIQUE La demande de Bassirou Diomaye Faye aux dirigeants africains
PUBLICATION RAPPORTS ARCOP 2022-2023 : Principaux enseignements
CLIMAT ET POLITIQUE Un cocktail délicat
VIE CHÈRE, LIBERTÉ PUBLIQUE, JUSTICE…. : Le Fdr marche ce 31 octobre
POLITIQUE SOCIALE ET POUVOIR D’ACHAT Ousmane Sonko annonce la baisse des prix de l’électricité et des carburants
GREEN ACADEMY 2025 : 20 jeunes formés pour la souveraineté alimentaire au Sénégal
NOUVEAU PROGRAMME : Le FMI est là !
TRANSPARENCE DES FINANCES PUBLIQUES : Quand le FMI alertait sur le niveau de la dette et les dysfonctionnements du système
Financements systèmes de santé