Publié le 26 Jan 2018 - 16:42
SERVICE PUBLIC D’ELECTRICITE

La Crse et la Ligue des consommateurs mutualisent leurs efforts 

 

La Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse) et la Ligue des consommateurs ont signé, hier, une convention cadre de partenariat pour une prise en charge efficace des préoccupations des consommateurs et l’amélioration du service public de l’électricité.

 

Conformément aux dispositions de l’article 4 de la loi n°98-29 du 14 avril 1998, relative au secteur de l’électricité, la Commission de régulation de ce secteur doit ‘’veiller à la  préservation des intérêts des consommateurs’’. Mais aussi à assurer la protection de leurs droits en ce qui concerne le prix, la fourniture et la qualité de l’énergie électrique. ‘’Les associations de consommateurs ont aussi pour mission de défendre les intérêts de ces derniers.

Par conséquent, il y a lieu de mutualiser nos efforts pour une prise en compte efficace de leurs préoccupations et l’amélioration du service public d’électricité’’, a expliqué le président de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse) Ibrahima Mamadou Sarr. Il présidait  hier la cérémonie de signature de la convention cadre de partenariat entre son institution et la Ligue des consommateurs. En effet, M. Sarr a souligné qu’aujourd’hui, les conditions d’exploitation sont telles que le tarif de l’électricité est ‘’relativement beaucoup plus important’’ en milieu rural qu’urbain.

‘’Ce qui est une aberration. Le gouvernement a décidé d’harmoniser les prix, et a demandé à la Crse d’évaluer les petites concessions pour mieux accélérer le rythme d’électrification rurale. En plus, l’électricité est un service public devant lequel nous sommes tous égaux. Or, le monde rural souffre du défaut d’électrification’’, a-t-il ajouté.

Ainsi, le président de la Crse a estimé que pour permettre d’améliorer et d’accélérer ce processus, cette convention est établie. Elle doit, en réalité, réunir les associations de consommateurs qui sont représentées à l’intérieur du pays pour mettre en œuvre les politiques publiques décidées par le gouvernement. ‘’Notre mission, c’est d’évaluer les concessions d’électrification rurale. Pour y parvenir, il nous faut aller sur le terrain. Or, la Crse compte une dizaine de personnes. Donc, nous aurions besoin de ces représentants d’associations de consommateurs pour aller dans les régions et sur le terrain’’, a précisé M. Sarr. En plus, poursuit-il, ces derniers sont ‘’les mieux placés’’ pour refléter les préoccupations des usagers quel que soit le lieu où ils se trouvent. ‘’En retour, nous devons aider ces associations en termes de renforcement de capacité. Parce que nous sommes convaincus que les difficultés majeures qui se posent sont liées à un manque de formation’’, a-t-il dit.

Pour sa part, le président de SOS consommateur, Me Masokhna Kane, a soutenu que l’électricité ‘’pose beaucoup de problèmes’’ aux usagers, industriels, aux Pme et Pmi, etc. ‘’L’une des plus grandes équations est l’électrification rurale. Les populations rurales souffrent et nous comptons sur la Commission pour trouver une solution. Mais il faut reconnaître les efforts qui ont été faits par la direction de la Senelec pour améliorer les relations entre l’institution et les clients, qui sont très complexes, surtout à la base’’, a-t-il témoigné. D’ailleurs, le représentant de Senelec Bacary Diop a rassuré que le respect de la clientèle est une des valeurs de la société.

‘’Aujourd’hui, nous avons reçu une instruction ferme de considérer la satisfaction de la clientèle comme un préalable à toute activité. C’est pourquoi nous avons commencé par améliorer le produit. La grande transformation qui est sociale et comportementale demande un peu plus de temps. Parce que c’est une question de mentalité, de formation d’acteurs’’, a-t-il indiqué. Toutefois, M. Diop a affirmé que la transformation des accueils de leur structure, leurs services commerciaux, le personnel, pour qu’ils comprennent davantage le client, sont aujourd’hui une priorité. Il faut noter que la convention entre la Crse et les associations de consommateurs est entrée en vigueur depuis hier pour une durée d’un an. Elle est renouvelable par ‘’tacite reconduction, sauf dénonciation notifiée par l’une des parties à l’autre par écrit avec accusé de réception’’. 

MARIAMA DIEME

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