Publié le 1 Sep 2012 - 22:20
SUPPRESSION DE LA CHAMBRE HAUTE

  Les sénateurs se réunissent la semaine prochaine

 

Après l’audience que le président de la République a accordée à Pape Diop, le président du Sénat, à propos du projet de suppression de cette institution, les choses devraient aller vite. Selon le sénateur Fadel Gaye, la Chambre haute va se réunir la semaine prochaine pour examiner le projet de loi annoncé par le chef de l'Etat à son retour d'Afrique du Sud. Ce, après la convocation de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale. «Le vote de la loi impliquera beaucoup de modifications, notamment sur l’ordonnancement institutionnel», explique le sénateur.

 

Par ailleurs, l’ancien maire de Dakar-Plateau dit adhérer aux déclarations de Pape Diop qui, devant Macky Sall, a assuré que le projet de loi «sera voté à l’unanimité par les sénateurs», bien que la question n’ait pas encore fait l’objet de discussions préalables. «Nous allons le voter dans l’intérêt du Sénégal», dit-il. Toutefois, ce responsable du Parti démocratique sénégalais (PDS) au Plateau rejette la caricature qui est faite de cette Chambre basse. «Il faut que les Sénégalais arrêtent de dire que le Sénat est inutile, s'insurge-t-il. J’ai été sénateur pendant 5 ans, je sais qu’on a travaillé. Toutes les démocraties ont besoin de cette institution pour une seconde lecture des textes de loi».

 

«Ponctionner sur les fonds du Président et du Premier ministre»

S’il dit comprendre que Macky Sall ait eu «besoin de prendre des décisions politiques» devant des calamités naturelles à l’image des inondations, l’ancien édile de la commue de Dakar- Plateau souhaite que le Sénat soit restauré ultérieurement.

 

Un point de vue partagé par son collègue, Charles Mendy qui précise d’ailleurs que le Sénat «coûte 4 milliards et non 7 milliards», comme le soutiennent les partisans de la suppression. Pour lui, autant le président de la République doit faire des économies avec la suppression du Sénat, autant il doit ponctionner dans ses fonds politiques et ceux du Premier ministre à hauteur de «20 milliards» pour venir en aide aux sinistrés.

 

DAOUDA GBAYA

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