Publié le 16 Nov 2012 - 17:45
TRANSPORT EN AFRIQUE

Les barrières douanières, un frein à la libre circulation

Image, Google

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La levée des barrières douanières peut permettre de rendre effective la libre circulation des personnes et des biens en Afrique. Le Salon international des solutions au transport et à la logistique qui s’est ouvert à Dakar a été une occasion pour les ministres des Transports du Sénégal et du Maroc d’appeler à mettre fin à ces pratiques en Afrique.

 

La libre circulation des personnes et des biens est, plus qu’un slogan, une réalité en Afrique. En raison des barrières douanières et le manque d’équipements, le secteur du transport en Afrique rencontre d’énormes difficultés. Les gouvernements du Sénégal et du Maroc s’intéressent davantage à cette question, à travers un Salon international des solutions pour le transport et la logistique qui s’est ouvert à Dakar hier et organisé par l’Union sénégalaise des entreprises de transit et de transport agréé (USETTA) et l’Association marocaine des carrosseries industrielles.

 

Selon le nouveau ministre des Infrastructures et des Transports, Thierno Alassane Sall, il est urgent de lever les facteurs bloquant la libre circulation des personnes et des biens. À savoir “la systématisation des escortes douanières très coûteuses“, “les perceptions illicites“ et “l’exagération des contrôles sur les axes routiers“. “Le secteur du transport souhaiterait que les marchandises circulent librement, sans barrières. Nous avons le devoir de traduire en actes concrets la volonté de nos gouvernements d’assurer la libre circulation des personnes et des biens. Ces pratiques anormales doivent disparaître'', a appelé le ministre des Infrastructures et des Transports. Pour lutter contre ces pratiques, M. Sall a plaidé pour “l’unification des postes de contrôle aux frontières (afin de) réduire les formalités, les procédures longues“. Ce travail impliquera, selon lui, le secteur privé africain qui doit y jouer sa partition. ‘’C’est le secteur privé qui sera la solution. Sans un secteur privé fort, nous ne pourrons pas développer un transport solide en Afrique. Nous allons travailler à créer en Afrique un secteur privé fort ; que le secteur privé national soit poussé, favorisé et rehaussé“, ajoute-t-il.

 

Le ministre du Transport et de l’Équipement du Maroc, Aziz Rabat, qui a assisté à l’ouverture du salon, a réaffirmé la volonté du royaume chérifien de nouer un partenariat solide avec l’État du Sénégal pour rendre plus dynamique la coopération entre les deux pays dans le secteur des transports. “Ce salon est destiné aux pays africains. Pour développer le secteur du transport, nous avons intérêt à développer l’industrie aérienne, maritime, la maintenance et la logistique. Mais, on ne peut pas développer ces entreprises de transport sans donner la priorité à la préférence nationale. Cette préférence nationale doit être la priorité“, a fait savoir le ministre marocain de l’équipement et du transport.

 

 

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

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