Publié le 8 Feb 2020 - 02:19
BILAN 2019 DE LA SURVEILLANCE EN HAUTE MER

119 chalutiers contrôlés et 16 arraisonnés… 

 

Après 117 jours passés en haute mer en 2019, la Marine nationale a contrôlé 119 chalutiers, arraisonné 16 navires et opéré 1 380 t de fret. 

 

La Marine nationale a fait le bilan de ses activités en 2019. Les soldats de la mer ont opéré une bonne moisson. Dans le cadre de la surveillance de nos côtes, elle a passé 117 jours en haute mer, contrôlé 119 chalutiers et arraisonné 16 navires. Toujours dans le cadre de ses activités régaliennes, la Marine nationale a eu à transporter 3 637 personnes, pour 23 missions de transport logistique. Quant au nombre de moyens roulants transportés, il est de l’ordre de 135, pour 1 380 t de fret, 534 jours de mer ‘’Frontex’’ et 195 heures de vol ‘’Frontex’’. Pour un nombre de 77 missions de secours maritime, 127 personnes ont été secourues.

Selon le chef d’Etat-major de la Marine nationale, qui s’est prononcé dans la revue de la marine française le ‘’Gabier’’ parcouru par ‘’EnQuête’’, sous le vocable de sa mission régalienne de défense économique et en droite ligne avec sa devise ‘’En mer pour la patrie’’, la Marine nationale entend apporter sa pierre à l’édifice, notamment par une contribution significative au maintien d’un environnement maritime sécurisé et propice aux activités créatrices de richesses.

C’est pourquoi, d’après le contre-amiral Momar Diagne, dans une logique anticipative, la Marine nationale affine progressivement sa posture bâtie autour du triptyque capital humain- moyens suffisants- capacités opérationnelles.

S’agissant du volet équipement, poursuit-il, l’augmentation du potentiel naval entamé depuis 2013 a déjà porté ses fruits en termes de résultats opérationnels. Toutefois, il convient, selon lui, de renforcer le dispositif avec un plan d’équipement ambitieux qui permettra, dans les prochaines années, d’accroitre la puissance de feu et la mobilité de nos moyens, et surtout d’affirmer une meilleure couverture de notre espace maritime.

En outre, la nature des futures menaces maritimes, empreintes parfois d’un caractère plus ou moins violent, exige des capacités opérationnelles spécifiques pour faire face. Il s’agira alors, pour la Marine nationale, entre autres, d’élargir la gamme de compétences des forces spéciales mer, mais également de poursuivre la politique d’aguerrissement des personnels embarqués à travers un cycle d’entrainements et d’exercices en adéquation avec les besoins opérationnels.

En définitive, relève-t-il, la Marine nationale demeure plus que jamais résolue à s’adapter et à se restructurer, afin d’assumer pleinement son rôle de ‘’bras armé de l’Etat en mer’’, pour un avenir radieux de notre chère patrie.

Des captures estimées à plus de 244 milliards de francs CFA en 2018, soit 3,2 % du PIB

La pêche est un enjeu socioéconomique durable dans le domaine maritime sénégalais. Favorisée par plusieurs facteurs, la pêche maritime joue un rôle économique considérable au Sénégal. Elle constitue le premier secteur d’exportation, avec 30 % des recettes totales. Selon les données de la Direction des pêches maritimes (DPM), la valeur commerciale des captures est estimée à plus de 244 milliards de francs CFA en 2018, soit 3,2 % du PIB. Sur le plan social, le secteur de la pêche couvre environ 70 % des besoins annuels en protéines animales de la population sénégalaise, selon la même source, et emploie plus de 600 000 personnes, soit plus de 15 % de la population active.

D’après la revue, la pêche artisanale est un sous-secteur très dynamique dans le domaine maritime sénégalais. Avec environ 20 000 pirogues recensées, elle est pratiquée dans la frange maritime et les fleuves. La DPM estime les captures débarquées en 2018 par ce type de pêche à plus de 398 643 t, soit environ 80 % de la production nationale.

S’agissant de la pêche industrielle, elle joue aussi un rôle important dans l’économie maritime. Ses prises sont, pour la plupart, destinées à l’exportation par des sociétés de transformation industrielle. La flotte de ce sous-secteur est composée de chalutiers, de thoniers et de sardiniers nationaux et étrangers. En 2018, ce segment de la pêche maritime avait contribué à concurrence de 20 % des captures totales, soit un volume estimé à 126 209 t.

CHEIKH THIAM

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