Publié le 24 Feb 2012 - 10:40
ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE CONTROVERSÉE

L'Union européenne souhaite la tenue de la présidentielle

Dominique Dellicour, chef de la délégation de l'UE

''La position clairement prise est : laissons aux citoyens sénégalais le droit d'exprimer leur droit de vote dans les meilleures conditions'', a déclaré hier le chef de Délégation de l'Union européenne au Sénégal. Consciente que «les citoyens peuvent redouter de se rendre sur leur lieu de vote» à cause «des violences et des manœuvres d'intimidation», madame Dominique Dellicour a estimé «qu'un report ne pourrait permettre d'avoir de meilleures conditions de vote que si toutes les parties prenantes se disent que c'est mieux pour le pays.» Ce qui n'est pas présentement le cas. «Dans ces conditions, assure-t-elle, un report à une autre date n'est pas plus favorable que le maintien à la date prévue au départ. »

 

À l'instar du vote des militaires qui a enregistré ''un taux extrêmement faible de participation, plus ou moins de 23%'', Dominique Dellicour redoute que «l'ambiance de violence» actuelle contrecarre l'expression du vote. «Tout ce qui peut être fait pour éviter ce climat d'intimidation doit être fait pour que le scrutin soit légitime », a affirmé la diplomate européenne. Qui souligne également «le problème dans la distribution des cartes d'électeurs. »

 

 

L'UE n'exclut pas une médiation

 

Par ailleurs, Dominique Dellicour a révélé que les différentes missions d'observation sont à pied d’œuvre pour un «maillage important des différents lieux» qui permettrait de réduire «les risques de fraude évoqués par les différents acteurs. » Ainsi, plus de 3 000 observateurs de la société civile, associés à ceux de l'Union européenne, de l'UA et de la CEDEAO seront sur le terrain le 26 février, assure-t-elle. Toutefois, la chef de la délégation de l'UE au Sénégal n'exclut pas de mener une mission de médiation si la situation l'exige. «S'il s'avère utile que l'Union européenne participe à la médiation, nous le ferons», a-t-elle promis.

 

L'ambassadeur d'Allemagne, Christian Clages, a également délivré un message du ministre fédéral des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle. Celui-ci «voit dans les affrontements violents au Sénégal, l'interdiction des manifestations et les restrictions pour les autres candidats à la présidentielle à part le titulaire, un risque pour la tenue d'élections libres et équitables pour le week-end prochain.» Ainsi, «les manifestations doivent être permises», a souligné le chef de la diplomatie allemande à travers son ambassadeur à Dakar.

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