‘’Kidnapping’’ De Cheikh Yoro Mbacke
“Le groupe parlementaire Yewwi Askan Wi a été informé du kidnapping de son vice-président, l’honorable député Serigne Cheikh Thioro Mbacké ce jeudi 9 février 2023. Cette arrestation anticonstitutionnelle, illégale, arbitraire et abusive, en pleine session de l’Assemblée nationale, viole scandaleusement et outrageusement l’article 61 de la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui assurent au député une immunité parlementaire’’, lit-on dans un communiqué de Yewwi Askan Wi. Il accuse l’État d’être derrière cette affaire.
‘’Cette énième forfaiture commise par le régime oppresseur et protodictatorial de Macky Sall contre un honorable député, vient s’ajouter à la longue liste des arrestations et détentions arbitraires qui sont devenues le sort quotidien des opposants au Sénégal.
Elle intervient après la condamnation odieuse à six mois de prison ferme de nos collègues députés Massata Samb et Mamadou Niang par une justice expéditive et couchée. Elle fait suite aussi à l’exclusion du député Aminata Touré de l’Assemblée nationale, en violation des articles 60 et 64 de la Constitution’’, ajoutent les collègues de Cheikh Thioro Mbacké. En outre, ‘’le groupe parlementaire Yewwi Askan Wi dénonce avec la dernière énergie ces atteintes intolérables au suffrage universel, au droit de s’opposer et au statut du député qui est déshonoré et dépouillé de sa qualité de représentant du peuple par quelques fonctionnaires zélés, serviles et corrompus (...).
Le groupe parlementaire Yewwi Askan Wi exige la libération immédiate et inconditionnelle de l’honorable député Serigne Cheikh Thioro Mbacké et de ses camarades raflés pour avoir contesté légitimement une décision liberticide et inique du préfet de Mbacké. L’autorité administrative, en déclarant irrecevable la déclaration préalable pour la tenue d’une réunion publique (méga meeting) à Mbacké le 10 février 2023 par le parti Pastef, a manifestement et volontairement foulé aux pieds les dispositions de la Constitution et de la loi n°78-02 du 29 janvier 1978 relative aux réunions’’, dénoncent Birame Soulèye Diop et ses collègues.