Publié le 16 May 2013 - 15:13
CONTRÔLE DE QUALITÉ DE L’ENGRAIS

Le Sénégal apprécie les mesures de la CEDEAO

Suite à sa participation aux travaux d’élaboration des textes de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Sénégal franchit l’étape suivante en discutant avec les différents acteurs sur la qualité des engrais. Un atelier a été organisé à cet effet hier à Dakar pour apprécier les éléments du cadre réglementaire régional relatifs au commerce et au contrôle de qualité des engrais.

 

Selon Thierno Mademba Gaye, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, ''cette réglementation est d’une grande importance d’autant plus que l’engrais utilisé doit fertiliser le sol (…) Jusqu’ici, il y avait un vide au niveau régional et le commerce des engrais pouvait poser un certain nombre de problèmes liés à la qualité''. Or, dit-il, l’engrais répond à un certain nombre de normes dont le but principal est d’accroître la productivité. Il s'est donc réjoui des mesures communautaires, notant ''qu’il est opportun de prendre en compte ces textes et sensibiliser les acteurs''.

 

À en croire M. Gaye, ces textes vont être plus contraignants et permettront de réglementer la démarche qui consiste à faire des tests. Il a annoncé que le ministre de tutelle, Abdoulaye Baldé, va appuyer les producteurs avec un budget estimé à 13 milliards 800 millions F Cfa. Le directeur de cabinet a ajouté que l’enveloppe pour cette année va correspondre à environ 94 mille tonnes d’engrais toutes formes confondues. Cela dit, M. Gaye prévient que des sanctions seront prises pour tout manquement à la règle.

 

De l'avis du spécialiste en politique des engrais au Centre international pour le développement des engrais (IFDC), Emmanuel Kodjo M. Alognikou, cinq instruments juridiques sont mis en place dont l’un consiste en une loi sur les engrais. Cette loi, a-t-il expliqué, harmonise les règles régissant le contrôle de qualité des engrais dans l’espace CEDEAO. Les quatre autres mesures concernent notamment les limites et la tolérance des éléments nutritifs, ainsi que les outils juridiques constitués en manuel d’inspection et d’analyse des engrais.

 

 

AÏDA DIÈNE

 

 

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