Publié le 30 Jun 2014 - 07:20
JUSTICE SOUDANAISE

La chrétienne condamnée pour apostasie s'est réfugiée à l'ambassade américaine

 

Selon son avocat, c'est dans l'ambassade des États-Unis à Khartoum que Meriem Yahia Ibrahim Ishag, la chrétienne soudanaise dont la condamnation à mort avait été annulée et qui avait été ensuite arrêtée en tentant de quitter le pays, a trouvé refuge. Elle espère toujours pouvoir quitter le pays.

 

Meriem Yahia Ibrahim Ishag "est à l'ambassade américaine en ce moment", a annoncé, le 26 juin, son avocat, Me Mohanad Mustafa, sans donner plus de précisions. Interrogé, un porte-parole de la mission diplomatique américaine n'a pas fait plus de commentaires.

À Washington, Marie Harf, porte-parole du département d'État, s'est contenté d'indiquer que Meriem Ishag et sa famille étaient "dans un endroit sûr" et que le gouvernement soudanais avait "assuré que la famille continuerait d'être en sécurité".

Invoquant des considérations de vie privée, la représentante de la diplomatie américaine a refusé de préciser l'endroit où se trouvait la jeune Soudanaise, dont l'arrestation puis la condamnation à mort pour apostasie avait provoqué l'indignation de pays occidentaux.

Une cour d'appel a décidé lundi de sa libération de prison, où elle était détenue avec ses enfants. Mais, menacée de mort, elle a dû se cacher dès sa sortie. Elle s'est ensuite rendue à l'aéroport de Khartoum avec son mari et leurs enfants, pour quitter le Soudan. C'est là, selon son époux, Daniel Wani, qui a la double nationalité américaine et sud-soudanaise, qu'elle a été retenue par des agents de la sécurité nationale alors qu'elle était escortée par des diplomates de l'ambassade américaine.

Un problème de passeport ?

La famille voulait se rendre aux États-Unis. "Nous sommes inquiets. C'est pour cela que nous voulons partir d'ici aussi vite que possible", a expliqué Daniel Wani, assurant que tous les documents étaient en règle.

Mais le ministre soudanais de l'Information, Ahmed Bilal Osmane, a expliqué de son côté que la jeune femme aurait dû utiliser un passeport soudanais. "C'est là tout le problème. Elle a pris un document étranger pour voyager. Ce qu'elle a fait est illégal", a martelé le ministre, tout en assurant que la situation pouvait être résolue. "Je suis sûr qu'elle va s'expliquer, obtenir le passeport et qu'elle pourra voyager. Pas de problème", a-t-il déclaré.

Jeuneafrique 

 

Section: 
Présentation de “Insécurité au Sahel : sortir de la crise!” : La solution mise en avant par Mamadou Mouth Bane
MALI - SÉNÉGAL : La reconstruction relationnelle se poursuit
COOPÉRATION SÉNÉGALO-IRANIENNE : Arbre de la paix symbole de la fraternité entre les deux peuples    
ELON MUSK : L’influenceur guerrier de l’ère Trump
GEOPOLITIQUE - ISOLATIONNISME DE TRUMP : L’instrument d’un retour de la puissance hégémonique américaine ?
Accident aérien à Washington : « Malheureusement, il n’y a pas de survivants », déclare Donald Trump
PRIX DÉCOUVERTES RFI 2025 : L’artiste Sahad Sarr en course pour représenter le Sénégal
POLITIQUE D’EXPULSION DE TRUMP : La peur et l’inquiétude des migrants sénégalais
La liste des 78 décrets signés par Donald Trump
DONALD TRUMP ET LA NOUVELLE DONNE ÉNERGÉTIQUE : Un virage pro-pétrole favorable au Sénégal
RELATIONS INTERNATIONALES : Les implications de l'investiture de Trump pour le Sénégal
Affaire Stormy Daniels : Donald Trump dispensé de peine après sa condamnation
ATTAQUE TERRORISTE CONTRE LE PALAIS PRESIDENTIEL : Le Tchad bascule dans la tourmente
Mort de Jean-Marie Le Pen : Des réactions contrastées de la classe politique française
FRANCE-AFRIQUE : Une séparation difficile
Iran - mise sur pied Mwada
SOMMET DE LA CEDEAO ET DE L'AES : Entre retrait ‘’irréversible’’ et derniers efforts de médiation
NIGER - RÉCENTES ATTAQUES MEURTRIÈRES : Les faiblesses persistantes de l'armée face à une insécurité grandissante
Gouvernement Barnier
Aminata Touré : « Au Sénégal, la loi d’amnistie doit être abrogée »