Publié le 14 Aug 2024 - 15:14
OUSMANE SONKO SUR SA RENCONTRE AVEC ASSIMI GOITA

‘’Notre discussion a été très franche’’

 

Après le Rwanda dimanche dernier, où il a assisté à l'investiture du président Paul Kagame pour un quatrième mandat, le Premier ministre Ousmane Sonko s'est rendu au Mali,  le lundi dernier. Avec les autorités maliennes, le leader du parti Pastef a évoqué l'AES, en insistant surtout sur la nécessité de maintenir les relations fraternelles entre le Sénégal et le Mali.

 

Après le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye en mai dernier, c'était au tour de son Premier ministre de se rendre à Bamako, avant-hier lundi. Face aux journalistes de la presse locale, le chef du gouvernement est revenu sur les coulisses de la rencontre avec son homologue malien.

Selon M. Sonko, l'entretien avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a été très instructif. “Nous avons passé en revue toutes les questions actuelles. Nous avons échangé de manière ouverte, non protocolaire. Je me réjouis de cette rencontre qui a permis de mieux rapprocher nos positions”.

Répondant aux questions des journalistes de l’ORTM sur l’AES, Ousmane Sonko a précisé la position sénégalaise : “Je n'ai jamais affirmé que le Sénégal rejoindrait l’AES. Mais nous sommes tous des pays souverains et nous devons nous respecter dans nos choix. Aujourd'hui, nous respectons et comprenons les options mises en avant par les uns et les autres, que ce soit au Mali, au Burkina Faso ou au Niger. Ce sont des choix de pays frères que nous devons respecter.”

Le Premier ministre a également été clair en affirmant que personne n'utiliserait le Sénégal pour “déstabiliser” le Mali ou tout autre pays membre de l'Alliance des États du Sahel.

Concernant la gestion de la crise malienne, Sonko a déclaré que “beaucoup d'erreurs ont été commises par les chefs d'État de la CEDEAO” et que “l’embargo contre le Mali, auquel le Sénégal avait participé, aurait pu être évité”.

Selon lui, “nous nous intéressons souvent aux symptômes sans mettre l'accent sur les causes réelles des agissements de ces pays que nous cherchons à sanctionner”.

Au-delà du Mali, le chef du gouvernement sénégalais a exprimé son rêve de bâtir de grands ensembles en Afrique. Pour lui, les divergences d'opinions ne devraient pas être un obstacle à cette ambition. “Aujourd'hui, nous devons mettre nos émotions de côté et travailler pour réunir la grande famille africaine. Cet idéal doit être l'objectif de tout panafricaniste. Œuvrons tous à l'union malgré nos divergences. Par exemple, les décisions prises par le Mali de manière souveraine ne changeront en rien les relations fraternelles entre nos deux pays”.

Concernant son entrevue avec le chef de la junte malienne, le Premier ministre sénégalais a exprimé sa satisfaction : “Le président Assimi Goita s'est montré très ouvert. Notre discussion a été très franche et fraternelle. Je puis vous dire que j'ai pris bonne note de toutes ses recommandations. Je suis ravi de constater que nous sommes sur la même longueur d'onde concernant les relations séculaires qui lient nos deux pays. Le Mali et le Sénégal forment un seul et même peuple, et nous devons à tout prix préserver cela”.

Enfin, cette visite a coïncidé avec la mort de soldats maliens dans le conflit contre le terrorisme. Le Premier ministre a tenu à apporter un message de soutien à Bamako : “Permettez-moi de m'incliner devant la mémoire de tous les soldats maliens tombés ces derniers jours. Au nom du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, du gouvernement et de tout le peuple sénégalais, je réitère mes sincères condoléances à toute la nation malienne. Le Mali et le Sénégal forment un seul et même peuple. Je remercie également les populations maliennes pour leur accueil chaleureux.”

Mamadou Diop

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