Publié le 23 Aug 2012 - 13:54
SÉNAT- APRÈS LE DÉPÔT DES LISTES

Au Ps, on parle d'un «complot anti-Tanor»

C'est dans la douleur que la coalition de la mouvance présidentielle a finalement ficelé ses listes d'investiture aux élections sénatoriales. Pour autant, ces investitures n'ont pas manqué de drainer derrière elles, un cortège de dégâts collatéraux au préjudice des partis alliés de Benno Bokk Yaakaar (BBY). Elles ont occasionné beaucoup de frustrés au point que la cohésion et la dynamique de la coalition soient menacées.

La base des discussions étant les résultats du premier de l'élection présidentielle du 26 février 2012, l'Alliance pour la République (Apr) de Macky Sall s'est taillée la part du...cheval avec 37 sièges sur les 45 mis en compétition. Ses alliés de la coalition Benno Bokk Yaakaar se sont contentés, eux, de 8 sièges répartis entre Benno Siggil Senegaal de Moustapha Niasse (4 sièges), Benno ak Tanor (2 sièges) et Idy4président (2 sièges).

Même si chacune de ces coalitions bénéficie d'un quota de 5 sénateurs sur les 55 à nommer par le président de la République, il reste que la clé de répartition a semé le trouble dans la mouvance présidentielle.

Présumé perdant de ce partage, le Parti socialiste fustige un grave «déficit de générosité» de la part de ses alliés, notamment de l'Alliance des forces de progrès (AFP) et de la Ligue démocratique (LD). «On va vers des surprises désagréables pour notre coalition car les bases vont dire niet à répartition inéquitable des sièges», avertissent des responsables socialistes. «L'intérêt du pays n'est pas forcément l'intérêt d'une frange de Benno Bokk Yaakaar», une allusion au duo formé par l'Apr et l'Afp. «Il y a un complot Apr-Afp dirigé contre Ousmane Tanor Dieng», souligne-t-on au Ps.

Aux yeux du Parti socialiste, l'équité et la justice commandaient, pour la distribution des sièges de sénateur, de tenir compte de deux facteurs : les résultats des principaux chefs de la coalition Bokk Yaakaar au premier tour de la présidentielle du 26 février, et ceux des élections locales de mars 2009.

 

ASSANE MBAYE

 

 

Section: 
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor
NOMINATION DE SUPERVISEURS ADJOINTS : Diomaye Faye muscle son appareil politique
POLITIQUE : Suspicions généralisées au sommet de l’État
L'AFFAIRE ASER OCCUPE LE DEVANT DE LA SCÈNE Du livre de Bachir Fofana à la conférence de Thierno Alassane Sall
ASSEMBLEE GÉNÉRALE PS DEMAIN : L’Union régionale de Dakar dénonce des appels à la violence
Alain Diouf remplace Aminou Lo…
Pastef-Les Patriotes
RÉINTÉGRATION D’OUSMANE SONKO : La compétence du Conseil constitutionnel à l’épreuve
DAKAR ARENA : Ousmane Sonko scelle sa rupture avec Diomaye Faye
PREMIER CONGRES ORDINAIRE DU PASTEF Un week-end à “haut risque"