Publié le 29 Apr 2020 - 11:14
VICTIME D’ATTAQUES

Le Sudes défend le Pr. Moussa Seydi 

 

‘’Attaquer le Pr. Seydi, c’est attaquer l’université’’. Telle est la position de la section Enseignement supérieur et recherche du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes). Position que les syndicalistes ont partagée dans un communiqué transmis, hier, à ‘’EnQuête’’.  Le Sudes y rappelle qu’en visite à l’hôpital de Ziguinchor, le Pr. Seydi, Chef du Service des maladies infectieuses du CHU de Fann et responsable des soins portés aux malades atteints de Covid-19, a ‘’usé d’une litote’’. Ceci en ‘’pointant avec beaucoup de retenue’’ ce qu’il a nommé ‘’quelques petits problèmes’’ dont un ‘’service de réanimation qui n’est pas construit selon les normes’’. 

‘’Le docteur Aloyse Waly Diouf, Directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, au lieu de se demander comment il était possible qu’un service de réanimation ne fût pas construit selon les normes, au lieu de se demander comment le marché pour ce service de réanimation a été passé et comment il a été possible qu’un tel service de réanimation fût réceptionné; a préféré gourmander le Pr. Seydi en lui reprochant de ne pas «laver le linge sale en famille»’’, dénonce le Sudes.

Dans son communiqué, le Sudes/ESR se dit ‘’choqué’’ par cette expression qu’il juge ‘’malheureuse et contraire à tout esprit de bonne gouvernance et de reddition des comptes’’. ‘’Au-delà de cette anecdotique expression, le Sudes/ESR tient à rappeler au directeur de cabinet du ministre de la Santé que les médecins hospitaliers universitaires ne reçoivent pas d’ordre du ministre et ne sont pas soumis à une quelconque obligation de réserve. Leur autorité, c’est le recteur de leur université’’, précisent les syndicalistes.

D’après ces derniers, certains postes dans les centres hospitaliers universitaires sont rattachés à certains statuts universitaires. En tant que titulaire de la Chaire de maladies infectieuses, le Sudes rappelle que le Pr. Seydi ‘’est ipso facto’’ chef du Service des maladies infectieuses de Fann. ‘’L’université le choisit. Le ministre ne fait qu’entériner un choix dans lequel sa compétence est liée. Par conséquent, le Pr. Seydi a des devoirs non pas envers une administration, mais envers la vérité et la science. Ces devoirs et surtout son droit à s’exprimer plus librement que n’importe quel administratif sont garantis par la loi n°94-79 du 24 novembre 1994, relative aux franchises et libertés universitaires’’, renchérit la même source.

 

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