Publié le 11 Jul 2014 - 18:14
AFRIQUE DU SUD

Liberté refusée pour De Kock, "tueur n° 1" de l'apartheid

 

La demande de mise en liberté conditionnelle d'Eugene de Kock, un colonel sud-africain de la police de l'apartheid responsable d'enlèvements, de torture et d'assassinats d'opposants, a été refusée, a annoncé jeudi le ministre sud-africain de la Justice.

 

"Aucune des familles des victimes n'a été consultée. (...) Je n'ai pas approuvé la libération conditionnelle à ce stade, mais j'ai décidé qu'un dossier plus approfondi serait transmis dans les 12 mois" pour que la demande puisse être à nouveau examinée, a déclaré le ministre sud-africain de la Justice et des Affaires pénitentiaires, Michael Masutha.

"Je suis d'avis qu'il est juste et dans l'intérêt des victimes et de la population en général que les familles des victimes aient l'occasion de participer au processus d'examen de libération conditionnelle de l'examen", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à Pretoria, reconnaissant qu'Eugene de Kock avait fait des "progrès".

Eugene de Kock, 65 ans, est en prison depuis 20 ans. Considéré comme le tueur "numéro un" du régime de l'apartheid, il avait été condamné en 1996 à 212 ans de prison pour 89 crimes et délits commis lorsqu'il était à la tête d'une unité anti-terroriste de la police du régime raciste.

La Commission vérité et réconciliation (TRC), mise sur pied pour expier les crimes de l'apartheid, avait accordé l'amnistie à De Kock pour une bonne partie de ses crimes passés, y compris deux attentats à la bombe et 12 meurtres de militants anti-apartheid.

Mais elle lui a refusé l'amnistie pour les meurtres de cinq hommes en 1992, estimant que les victimes n'avaient pas de lien avec la guérilla anti-apartheid et qu'un mobile politique ne pouvait donc être invoqué. Il est donc resté en prison.

Tant pendant son procès que devant la TRC, Eugene de Kock, qui s'est lui-même qualifié d'"assassin d'Etat", avait longuement et froidement détaillé une multitude d'atrocités commises par son unité secrète du Vlakplaas, n'omettant aucun détail et justifiant ses actes par des ordres politiques.

AFP

 

 

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