Publié le 2 Oct 2012 - 12:23
AFFAIRE CARLTON DE LILLE

Le parquet classe l'enquête pour viol contre DSK

 

 

 

L'affaire dans l'affaire du Carlton de Lille est close. Le procureur de Lille, Frédéric Fèvre, a classé sans suite, mardi 2 octobre, l'enquête préliminaire pour "viol en réunion" qui visait Dominique Strauss-Kahn.

 

Le parquet avait ouvert cette procédure, le 21 mai, après que les juges qui instruisent l'affaire du Carlton lui avaient transmis le témoignage d'une escort-girl, Marie-Anne S., surnommée Marion, qui faisait état de soupçon de viol lors d'une soirée organisée dans un hôtel à Washington à l'hiver 2010, en présence de l'ancien patron du FMI. L'escort-girl est revenue par écrit sur son récit, qualifiant les faits de simple "jeu sexuel". Le procureur a donc estimé qu'il n'y avait pas lieu à poursuivre.

 

"J'AI DIT CLAIREMENT QUE JE NE VOULAIS PAS"

 

L'enquête ouverte par le parquet se fondait sur les auditions des 14 novembre et des 5 et 6 décembre 2011 de la jeune femme de nationalité belge, aujourd'hui âgée de 26 ans. Devant les policiers français puis les enquêteurs belges, elle avait raconté en détail la soirée du 16 décembre 2010, à l'hôtel W, à deux pas de la Maison Blanche (Le Monde du 22 mai 2012). S'y trouvaient David Roquet, entrepreneur de travaux publics, le commissaire Jean-Christophe Lagarde, et Fabrice Paszkowski, patron d'une société de matériel médical et organisateur des soirées de DSK.

 

Après un rapport "classique" avec DSK, Marion en avait refusé un second, disait-elle sur procès verbal, d'un "non" distinct : "Je n'ai pas hurlé, mais j'ai dit clairement que je ne voulais pas à plusieurs reprises à haute voix." David Roquet lui avait alors tenu les poignets, et Marion s'était tue.

 

Devant les mêmes enquêteurs, son amie Estelle, 28 ans, également rémunérée pour cette soirée, tenait un discours légèrement différent : "J'ai dit à DSK d'arrêter (...) car [Marion] n'aimait pas." Mais Estelle n'avait pas "entendu [son amie] dire non".

 

Aux policiers qui l'ont entendue pendant l'instruction du Carlton, Marion avait expliqué pourquoi elle ne souhaitait pas déposer plainte : "Si je n'avais pas été présente pour mon activité d'escort, ça ne me serait pas arrivé." Son silence n'a pas empêché les juges qui instruisent ce dossier de proxénétisme, à Lille, de dénoncer ces faits au procureur, lequel avait alors ouvert, au printemps, une enquête préliminaire pour "viol en réunion". Le parquet voulait vérifier ces allégations de violence avant de classer le dossier ou de le confier à un juge d'instruction.

 

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