Publié le 6 Sep 2013 - 03:00
MALI

IBK nomme le banquier Oumar Tatam Ly Premier ministre

 

 

Au lendemain de son investiture, le nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keïta a nommé comme Premier ministre Oumar Tatam Ly, un banquier de 49 ans. Il devrait entamer dans les prochaines heures des consultations pour former son gouvernement.

 

Cet agrégé d'histoire et diplômé en économie, formé en France, était jusqu'à récemment en poste à la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), institut d'émission monétaire des huit pays de cette région qui ont comme monnaie le franc CFA. Oumar Tatam Ly, surnommé Thierno Ly par ses proches, est le fils d'Ibrahima Ly, célèbre écrivain et homme politique malien décédé. Auteur de deux retentissants livres – Toiles d'araignées et Les noctuelles vivent de larmes –, il fut un militant engagé de mouvements estudiantins et de partis de gauche.

M. Ly a travaillé notamment à la Banque mondiale, puis à la présidence de 1992 à 1994 durant le mandat d'Alpha Oumar Konaré, notamment comme chef du bureau d'analyse et de prospective. Il a intégré la BCEAO en 1994, où il gravit les échelons jusqu'à devenir directeur de cette banque pour le Mali en 2008, puis conseiller spécial du gouverneur.

 

"Reconciliation nationale"

 

Elu le 11 août, Ibrahim Boubacar Keïta, surnommé IBK, a prêté serment mercredi comme président du Mali pour cinq ans. Il a énoncé plusieurs priorités, "la plus pressante" à ses yeux étant "la réconciliation nationale" dans son pays meurtri par dix-huit mois de crise politico-militaire.

Son investiture boucle près de deux ans de soubresauts au Mali, après une crise débutée en janvier 2012 dans le Nord par une offensive de rebelles touareg, supplantés rapidement par des groupes criminels et islamistes armés liés à Al-Qaida. Ces derniers ont pris le contrôle de cette vaste région juste après un coup d'Etat militaire qui, le 22 mars 2012, a renversé le président Amadou Toumani Touré.

Les jihadistes ont laminé la rébellion touareg et l'armée malienne, commettant d'innombrables exactions avant d'être en grande partie chassés, à partir de janvier 2013, par l'intervention militaire franco-africaine toujours en cours. Le conflit a ravivé les tensions entre communautés touareg, arabes et noires, et provoqué le déplacement d'environ 500 000 personnes.

En dépit de craintes sécuritaires, le pays a organisé sans incidents majeurs le 11 août une présidentielle, qu'"IBK", nouvel homme fort du Mali a remportée au second tour face à l'ex-ministre Soumaïla Cissé.

LEMONDE.FR

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