Publié le 12 Mar 2024 - 19:03
PROBLÈME DE TERRES À RUFISQUE

Khalifa promet des solutions

 

Deuxième jour de campagne. Hier, le candidat Khalifa Ababacar Sall était dans le département de Rufisque où il a été accueilli par une foule compacte composée de toutes les tranches d'âge. Soulignant les maux des habitants du département de Rufisque, le président de Taxawu Sénégal a promis de changer la situation, une fois élu à la tête du Sénégal.

 

"Khalifa 5e président". C'est la seule expression qui sort des bouches, en ce deuxième jour de campagne électorale qui bat son plein. La caravane du président de Taxawu Sénégal, Khalifa Ababacar Sall, vient de quitter son siège sis à Sacré-Cœur, en cette après-midi. Passant par la VDN 3, le cortège rejoint le candidat à la cité Socabeg de Tivaouane Peul, en compagnie du maire de la ville de Dakar, Barthélemy Dias.

À l’étape de Darou Salam, le président de Taxawu Sénégal prend la parole et promet d'apporter des solutions aux problèmes liés aux terres et qui hantent les Rufisquois. "Là où l’on se trouve actuellement est le poumon de la région du Cap-Vert. Et si on dit Cap-Vert, tout le monde sait que c'était une terre d'agriculture, de pêche, d'élevage, même si le dernier n'était pas trop développé. C'est ici qu'on appelait la zone rurale du Cap-Vert", rappelle le candidat, qui dénonce : "Aujourd’hui, en regardant le lieu, je n'ai vu que du béton, du ciment et des maisons, alors qu'on nous dit que notre pays veut avoir son indépendance économique. Notre pays doit faire vivre sa population grâce à l'agriculture et tout ce qui peut nous permettre d’y arriver est là. Ceux qui vivent ici peuvent en témoigner."

En effet, souligne le socialiste, "les populations de cette localité sont en colère, dans le désarroi et sont fatiguées.  Parce que l'urbanisation qui se fait ici, on l'a faite au détriment de la culture de cette population. Cette zone ne connaissait que le maraîchage. Aujourd'hui, ils ont pris toutes les terres des agriculteurs".

À l'en croire, "les cultivateurs n'ont plus d'eau. Mais, admet-il, ce qui est plus grave, ils n'ont plus rien à faire. Tous les gros poissons qui étaient là ont disparu. Auparavant, rappelle-t-il, le Sénégal exportait des produits maraîchers ; tout le monde le sait. Chaque citoyen vivant dans cette localité avait un jardin, mais ils ont pris toutes leurs terres".

Une fois élu à la tête du pays, Khalifa promet de résoudre ce problème et de tout faire pour que l'agriculture retrouve sa place et redevienne une activité qui fait vivre la population. "Ce qui est important, c'est de tout faire pour que le Cap-Vert redevienne le Cap-Vert d'avant.  Mais si on continue comme ça, on ne parlera plus du Cap-Vert, mais de Cap béton et ciment. Et quand on veut développer son pays, on doit répartir les activités pour que les cultivateurs, les pêcheurs, les éleveurs, chacun ait où faire son activité".

Après avoir fait sa déclaration, Khalifa Ababacar Sall a profité des embouteillages causés par son cortège pour distribuer quelques flyers aux passagers.

Khalifa "homme d'État" 

Dans le département de Rufisque, les personnes du troisième âge sont parmi celles qui sont sorties pour accueillir Khalifa Ababacar Sall. Mame Penda Diène, une mère de famille de 60 ans, a quitté son domicile de Rufisque depuis 13 h pour se rendre à Tivaouane Peul. Ce, pour accorder un accueil chaleureux à son candidat Khalifa Sall. Nous l’avons trouvée dans la foule, photo de son leader à la main, criant de toutes ses forces "Khalifa, notre espoir !", malgré son état de santé fragile. "Je suis venue ici pour accueillir Khalifa Ababacar Sall, malgré mon état de santé et mon âge avancé. Car il a de la compassion et parmi tous ces candidats en lice, il est le seul à avoir ces critères. Et il est le seul à pouvoir diriger et amener le Sénégal de l'avant. De plus, renchérit-elle, il est le seul homme d'État".

Dans le même sens, ajoute Mme Diène, "Khalifa Ababacar Sall est un homme de parole. Il tient toujours ses promesses. Je prie pour qu'il remporte l'élection dès le premier pour aider les femmes et les jeunes. Car ces deux couches de la population sont très fatiguées. Nous sommes des mères de famille et nous savons qu'il est notre seul espoir. Khalifa est l'espoir, parce qu’il aime tout le monde et met tout le monde sur le même pied".

Par ailleurs, même si certains continuent toujours d'avoir confiance aux hommes politiques, d'autres n'ont plus affaire à eux. D'ailleurs, la réaction de ce vieil homme de 72 ans le dit clairement.

Lorsque la caravane de Khalifa Ababacar Sall est arrivée au quartier Darou Salam, presque sur la route nationale, toutes les personnes sont sorties aux cris de ‘’Khalifa président !’’. Mais à quelques mètres, dans un terrain nu, Bassirou Diop est assis sur sa chaise tranquillement, comme si rien ne se passait autour de lui. Il semble même ne pas entendre les cris des partisans et les klaxons des véhicules du cortège.

Interpellé sur son indifférence, il indique qu'il n'est plus intéressé par la politique. "Lorsque j'étais jeune, je suivais des caravanes d’hommes politiques. Mais je me suis rendu compte que je perdais mon temps. Car les politiciens, une fois élus, ils oublient toutes les promesses qu'ils avaient tenues. Bref, ils changent de visage et deviennent des personnes inconnues", dit-il.

Sur ces entrefaites, une jeune dame, passant devant les caméras, cache son visage et lance aux cameramen : ‘’De grâce, supprimez mon image, car je n'ai pas demandé l'autorisation à mari avant de venir à cette mobilisation."

 

FATIMA ZAHRA DIALLO

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