Publié le 14 Oct 2024 - 18:36
ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ANTICIPÉES AU SÉNÉGAL

Le PIT alerte sur la dérive autoritaire et la crise économique

 

Hier, le Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices) de Dakar a accueilli la réunion du Comité central du Parti de l'indépendance et du travail (PIT). Cet événement a été présidé par Ndèye Lucie Cissé, secrétaire du Comité central et présidente de l'Union démocratique des femmes du Sénégal (UDFS). Lors de cette rencontre, un rapport, élaboré par le Bureau politique du parti, a été présenté par le secrétaire général Samba Sy, marquant ainsi un moment clé de la session.

 

Le Comité central du Parti de l'indépendance et du travail (PIT) a exprimé, hier, lors de sa réunion, de vives préoccupations concernant la gravité de la situation nationale. Selon cette instance, la condition actuelle du pays nécessite une mobilisation générale et optimale du PIT-Sénégal, en synergie avec les autres forces politiques et sociales progressistes, les travailleurs, les syndicats ainsi que toutes les forces républicaines pour protéger le Sénégal des dérives autoritaires et de la dégradation économique.  

Dans son rapport, le Comité central dénonce fermement plusieurs dérives notées au cours des derniers mois sous la gestion du régime Pastef. Il s’agit des ‘’violations flagrantes des libertés fondamentales’’. ‘’Les atteintes aux libertés d’expression, de presse, de circulation, de manifestation pacifique se multiplient, revêtues du sceau d’intimidations diverses’’, relate-t-il communiqué.

Par conséquent, le Comité central du PIT condamne avec la dernière énergie ces atteintes aux acquis démocratiques obtenus de haute lutte par le peuple sénégalais.

Toujours selon la déclaration, il est également abordé la question des violations flagrantes des libertés fondamentales. Ces violations, accompagnées d'intimidations diverses, indique-t-on, représentent un recul dangereux des acquis démocratiques chèrement acquis par le peuple sénégalais. Le CC appelle à une vigilance renforcée pour défendre ces droits.

Le rapport du Comité central du PIT pointe également des attaques contre le vivre-ensemble des différentes composantes religieuses du pays. ‘’Sous le prétexte fallacieux de l’autorisation du port du voile dans les écoles chrétiennes et au regard d’autres attaques contre les confréries religieuses, la paix civile est mise à rude épreuve par des personnalités au sommet de l’État, menaçant la cohésion nationale si chère aux Sénégalaises et aux Sénégalais’’. Le Comité central exprime son indignation face à ces actes qui, selon lui, menacent l'harmonie sociale du pays.

La gestion économique du pays qualifiée de désastreuse

Le Comité central du PIT s'inquiète aussi de la gestion économique actuelle, qui risque d'entraîner une hausse continue des prix et un chômage accumulé. ‘’Les nouvelles autorités risquent de conduire le pays vers une politique d’austérité imposée par le FMI et la Banque mondiale, avec des conséquences telles que la fin des subventions à l’énergie, une hausse continue des prix, une stagnation des recrutements et l’augmentation du chômage’’, déclare-t-il.  ‘’D’ores et déjà, poursuit-il, l’actuelle gestion des affaires publiques renforce la tragédie de l’émigration clandestine’’. La situation d'incertitude pour les agents contractuels de la Fonction publique et parapublique, dont les contrats sont menacés de rupture abusive, aggrave encore la précarité, d’après eux. Le comité lie donc cette mauvaise gestion à l’augmentation des départs en émigration clandestine, qualifiant cette réalité de véritable tragédie nationale.

Il rappelle que la gestion actuelle des affaires publiques affecte gravement la crédibilité financière du Sénégal sur la scène internationale. ‘’Les hauts fonctionnaires ainsi que les partenaires techniques et financiers du Sénégal voient leur crédibilité chahutée par le Premier ministre Ousmane Sonko. Son discours affecte négativement l’image du pays sur la scène internationale, notamment auprès des institutions financières en l’état incontournables pour le financement de son développement’’, insiste-t-il.

Enfin, le Comité central du Parti de l'indépendance et du travail critique l'organisation des élections législatives anticipées, accusant les autorités de chercher à se doter d'une majorité à l'Assemblée nationale sans consultation avec les autres acteurs politiques ou la société civile. Ce stratagème viserait à imposer un projet politique présenté comme miraculeux, mais qui rencontre une opposition croissante parmi les Sénégalais.

THECIA P. NYOMBA EKOMIE

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