Le SAES s'interroge sur les 30 000 nouveaux admis

Le nombre important de nouveaux bacheliers inquiète le SAES
Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) se fait déjà entendre. Le conseil syndical, dans un communiqué, déplore la saturation de l’Ucad, le problème de l’orientation des nouveaux bacheliers qui font plus de 30 000 cette année, la léthargie dans l’évolution de leurs revendications.
C’est une situation critique des universités que le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) a décriée, après la réunion de son conseil syndical du samedi 10 et dimanche 12 novembre 2012. L’évaluation des mouvements de grève entre 2011 et 2012, le nombre pléthorique d’étudiants à l’Ucad, l’orientation des nouveaux bacheliers, le manque d’infrastructures dans les autres universités sont, entre autres, les questions évoquées par le SAES à l’occasion de son conseil syndical.
“Où seront orientés les nouveaux bacheliers dont le nombre dépasse 30 000 en attendant ceux de la session de remplacement ?'', s'interroge le SAES dans un communiqué parvenu à EnQuête . Ce, d'autant plus que ''l’UCAD a franchi depuis des années son seuil de saturation avec plus de 75 000 étudiants, si bien que les effectifs de toutes les facultés se sont massifiés pendant que le budget a même du mal à supporter les salaires des personnels. Les autres campus ne disposent même pas d’infrastructures pédagogiques et sociales, encore moins de ressources à même de satisfaire la demande“.
Le SAES déplore, par ailleurs, les conditions de travail difficile des enseignants du supérieur. “Les enseignants ne peuvent plus continuer à se surcharger d’heures complémentaires pour compenser l’option de recrutement au compte-gouttes du gouvernement.
En effet, de plus en plus de collègues sont épuisés, ce qui fragilise leur santé du fait de ce rythme infernal auquel ils se soumettent pour aider l’Université à fonctionner. Dans le même temps, les universités accumulent des arriérés de paiement qui font que les structures sanitaires n’acceptent plus nos imputations budgétaires“, poursuit le communiqué.
Concernant leurs revendications, les camarades de Seydi Ababacar Ndiaye n’ont noté aucune évolution dans leur plate-forme. Pour cela, leur rencontre avec le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, Marie Teuw Niane, qu’ils considèrent comme un homme du sérail, parce qu’étant ancien recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, leur permettra de faire l’état actuel de la situation. “(Le ministre) a l’avantage de ne pas avoir besoin de s’imprégner de dossiers qu’il maîtrise très bien pour avoir été recteur durant cinq ans“, a soutenu le SAES, dans son communiqué.
ALIOU NGAMBY NDIAYE
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