Publié le 7 Oct 2012 - 16:36
RELIGION

Les dirigeants musulmans devaient demander l’arrêt de l’islamophobie lors du dernier sommet de l’ONU
 

 

 

Les dirigeants des Etats musulmans devaient, lors du dernier sommet de l’Organisation des Nations Unies (ONU), en septembre dernier à New York, demander publiquement l’arrêt des attaques contre l’islam, suite à la diffusion récente sur internet d’un film islamophobe, a estimé dimanche à Pikine (banlieue de Dakar) le prédicateur Ibrahima Sène, fondateur de l’Internat Macquama Ibrahim.

 

‘’Les chefs d’Etats des pays musulmans dont le président sénégalais Macky Sall devaient prendre leurs responsabilités devant la tribune des Nations Unies, lors de son dernier sommet et demander publiquement l’arrêt des provocations contre l’islam’’, a-t-il indiqué. M. Sène, également journaliste, s’exprimait en marge de la cérémonie de fin d’année des jeunes pensionnaires de l’Internat Macquama Ibrahim basé à Pikine et qui dispense aux enfants des cours de mémorisation du saint Coran et de la science islamique.

 

Il a estimé que ‘’devant les attaques contre le prophète Mohamed (PSL), nos chefs d’Etat, en tant que musulmans, sachant que ces attaques sont sources de violence dans le monde, devaient vraiment se prononcer une fois devant le Conseil de sécurité des Nations Unies pour demander publiquement l’arrêt de ces attaques’’. Selon, lui, ‘’tout musulman engagé a une part de responsabilité dans la défense de la religion musulmane et surtout de son prophète’’.

 

Les chefs d’Etats musulmans ‘’ont été endormis sur cette question’’ lors du dernier sommet de l’ONU, a-t-il estimé. Le fondateur de l’Internat Macquama Ibrahim, présentateur de l'édition en langue wolof du journal de la radio Nostalgie, a estimé qu’il faut apprendre le Coran aux enfants en y ajoutant l’apprentissage d’autres langues.

 

‘’Il nous faut rénover la façon d’enseigner du Coran en fonction de l’évolution du monde. Nous ne devons plus nous limiter uniquement à l'enseignement du Coran. Nous devons en plus ajouter l’enseignement du français, de l’anglais, mais aussi leur enseigner la civilisation musulmane’’ a-t-il dit. Il a ajouté: ‘’Nous devons les éviter les erreurs des autres civilisations, pour qu’une fois à des stations de responsabilité dans l’Etat, ils [les enfants] pensent à défendre leur pays mais aussi leur religion.’’

 

APS

 

 

Section: 
CLÔTURE DE LA 4e CONFÉRENCE NTA AFRICA : Le travail de soins non rémunéré au cœur de l’agenda politique africain
MAGAL DE TOUBA 2026 : À Thiès, chauffeurs et autorités misent sur la prévention routière
Patrouille à la frontière sénégalo-gambienne
DROITS DE L'HOMME : Après 25 ans, la CNDH renoue officiellement avec le Palais
COOPÉRATION SÉCURITAIRE : Dakar et Paris renforcent leur coordination en vue des JOJ 2026
GAMOU DE NDIASSANE : Les assurances du gouverneur Saër Ndao
LES MEILLEURS ÉLÈVES DU SENEGAL CELEBRES : Diomaye fait de l'École son premier chantier stratégique
SAINT-LOUIS – RIPOSTE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES : La biodiversité érigée en première ligne de défense
FONDS POLITIQUES : Le Forum du justiciable interpelle le gouvernement
Lutte contre le trafic de stupéfiants
Magal Touba
POLLUTION INDUSTRIELLE À SANDIARA : Le mouvement « Pour l’intérêt de Sandiara » porte plainte contre X
Licenciements dans le secteur public
REMOUS À LA SN HLM : Les coulisses de la réintégration des 9 agents
L’AFRIQUE À L’HEURE DE LA “DRONISATION” : Entre quête de souveraineté et nouvelles dépendances
DROITS HUMAINS : Les victimes de la répression de 2021-2024 saisissent les Nations unies
Kédougou - tuberculose
ESCROQUERIES EN LIGNE : Jusqu'à 114 milliards de dollars perdus en une année
Fonds d'appui et de développement de la presse
CHANGEMENT CLIMATIQUE À THIÈS : Six quartiers misent sur la nature pour mieux faire face aux inondations